Liban: Au moins 16 morts et 200 blessés après un attentat dans un fief du Hezbollah

ATTENTAT Selon un bilan provisoire...

avec AFP

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TO GO WITH AFP STORY BY NATACHA YAZBECK Les menaces contre la France proférées par le président syrien Bachar al-Assad en cas d'opération occidentale pourraient se traduire par des actions contre des ambassades ou des ressortissants français au Moyen-Orient, particulièrement au Liban, selon des experts.
TO GO WITH AFP STORY BY NATACHA YAZBECK Les menaces contre la France proférées par le président syrien Bachar al-Assad en cas d'opération occidentale pourraient se traduire par des actions contre des ambassades ou des ressortissants français au Moyen-Orient, particulièrement au Liban, selon des experts. — Joseph Eid AFP

Au moins 16 personnes ont été tuées et plus de 200 blessées dans l'attentat à la voiture piégée dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah chiite, allié du régime syrien, selon un nouveau bilan fourni par l'agence nationale d'information (ANI).

«Dix corps et 42 blessés ont été transportés vers l'hôpital al-Sahel, quatre corps et 100 blessés à l'hôpital Rassoul al-Aazam, 50 blessés à l'hôpital Bahman et 20 autres à l'hôpital Borj», a indiqué l'ANI en citant des sources dans ces établissements situés dans la banlieue sud. Un précédent bilan faisait état de 6 morts et d'une centaine de blessés.

Un porte-parole de l'armée libanaise a affirmé à l'AFP qu'il s'agissait d'un attentat à la voiture piégée qui s'est produit dans une zone commerciale de la banlieue chiite.

Une foule paniquée

La télévision du Hezbollah, Al-Manar, a montré un énorme incendie, plusieurs voitures et bâtiments en feu, et des pompiers aidant des habitants bloqués à descendre de leur appartement, après la très puissante explosion. La chaîne a également montré une foule paniquée et en colère attroupée près du site de l'explosion, d'où s'élève une épaisse fumée noire. «Le terrorisme frappe de nouveau la banlieue sud», a commenté le présentateur d'Al-Manar qui a estimé que le parti chiite «paye le prix de sa position».

La déflagration, qui s'est produite entre les secteurs populaires de Bir el-Abed et de Roueiss, survient plus d'un mois après un attentat à la voiture piégée dans la même région qui avait fait le 9 juillet une cinquantaine de blessés. Un groupuscule syrien inconnu, Brigade 313, a revendiqué cet attentat, disant riposter à l'implication du Hezbollah dans les combats aux côtés du régime syrien.

Le Hezbollah chiite, bête noire des insurgés syriens

«Il y a beaucoup de corps, un énorme incendie et de très importants dégâts. Les ambulances sont arrivées sur place», a indiqué jeudi un témoin à la chaîne Al-Mayadeen proche d'Al-Manar.

Le nouvel attentat survient au lendemain d'une interview du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah qui a affirmé que son parti prenait des mesures pour éviter que l'attentat de juillet ne se reproduise dans son fief.

Le Hezbollah chiite, un allié indéfectible du régime syrien de Bachar al-Assad et qui combat avec ses troupes contre les rebelles en Syrie, est devenu la bête noire des insurgés syriens, en majorité des sunnites.