Egypte: La police autorisée à tirer sur les manifestants violents

F.F. avec AFP

— 

egypte 14 août 2013
egypte 14 août 2013 — REX/APAimages/REX/SIPA
Ce live est maintenant terminé, merci de l'avoir suivi. Vous trouverez ici un résumé des évènements de la journée. A bientôt sur 20minutes.fr.
21h04: Consultations au Conseil de sécurité de l'ONU jeudi après-midi
Les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU tiendront jeudi après-midi à New York des consultations d'urgence à huis clos sur la crise en Egypte, ont indiqué des diplomates.
Cette réunion, qui commencera à 17h30 locales, se tient à la demande conjointe de la France, du Royaume-Uni et de l'Australie, à la suite de la répression sanglante par la police et l'armée des manifestations au Caire, largement dénoncée par la communauté internationale.

20h55: Les Etats-Unis demandent à leurs ressortissants de quitter l'Egypte
Les Etats-Unis ont fortement incité jeudi leurs ressortissants à quitter l'Egypte et ceux qui prévoient de s'y rendre à ajourner leur voyage en raison des violences qui secouent ce pays.
«Le département d'Etat avertit les citoyens américains (qu'il faut) reporter leur voyage en Egypte et ceux qui vivent en Egypte (qu'il faut) pour l'instant partir en raison des troubles sociaux et politiques», selon un communiqué de la division consulaire du ministère des Affaires étrangères.

20h02: Le bilan des violences de mercredi passe à 578 morts
La dispersion sanglante mercredi par l'armée et la police des manifestants pro-Morsi au Caire et les violences qui se sont propagées ensuite dans tout le pays ont fait 578 morts, dont 535 civils, a annoncé jeudi le ministère de la Santé. Détaillant ce bilan, le ministère a précisé que 228 personnes avaient péri sur la seule place Rabaa al-Adawiya, principal point de rassemblement occupé depuis près d'un mois et demi par les partisans du président islamiste Mohamed Morsi destitué et arrêté par l'armée le 3 juillet. En outre, 90 ont péri dans la dispersion de l'autre sit-in pro-Morsi au Caire. Selon les autorités, 43 policiers ont également été tués mercredi dans la journée la plus meurtrière depuis la chute de Moubarak.

19h54: Paris et Londres demandent une réunion d'urgence du Conseil de sécurité
La France, le Royaume-Uni et l'Australie ont demandé conjointement une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation en Egypte, ont indiqué jeudi des diplomates.
Cette réunion pourrait se tenir dans l'après-midi sous la forme de consultations à huis clos, ont-ils ajouté.
19h37: Les Etats-Unis vont «maintenir» les relations militaires avec l'Egypte
Les Etats-Unis «vont maintenir» leurs relations militaires avec l'Egypte mais les violences« mettent en danger des éléments importants de notre coopération», a affirmé jeudi le chef du Pentagone Chuck Hagel. «Le département de la Défense maintiendra sa relation militaire avec l'Egypte mais j'ai été clair sur le fait que la violence et les mesures inadéquates en direction d'une réconciliation mettent en danger des éléments importants de notre ancienne coopération de défense», indique dans un communiqué le ministre, à l'issue d'un entretien téléphonique avec l'homme fort du régime égyptien, le général Abdel Fattah al-Sissi.

17h41: Rome condamne une répression «brutale et inacceptable»
La ministre italienne des Affaires étrangères, Emma Bonino, a condamné la répression contre les partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi, qu'elle a qualifiée de «brutale, inacceptable et inexcusable». «L'armée sert à protéger contre les menaces extérieures, pas à tirer sur la population», a-t-elle ajouté. Le gouvernement italien a convoqué l'ambassadeur d'Égypte «concernant les développements très graves de la situation en Egypte et les épisodes dramatiques de violence survenus», a annoncé dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères.


17h26: La police autorisée à tirer sur les manifestants attaquant des biens publics
Le ministère de l'Intérieur égyptien a annoncé que la police était désormais autorisée à tirer à balles réelles sur les manifestants attaquant des biens publics ou les forces de l'ordre.
Cette annonce intervient peu après que des manifestants islamistes ont mis le feu au siège de l'administration d'une province au Caire, au lendemain de la dispersion dans le sang des partisans du président déchu Mohamed Morsi par la police et l'armée.

17h24: Quatre soldats tués par des hommes armés dans le Sinaï
Au moins quatre soldats égyptiens ont été tués et cinq blessés dans deux attaques jeudi d'hommes armés dans le Nord-Sinaï, ont indiqué à l'AFP des sources au sein des services de sécurité.
Les assaillants, membres présumés de la mouvance radicale islamiste, ont visé les militaires au sud de la ville d'Al-Arich, ont précisé ces sources.


16h38: L'Egypte est sur «un chemin dangereux», pour Obama
Barack Obama a dénoncé la répression en Egypte, engagée selon lui «sur un chemin dangereux», et a annoncé l'annulation de manoeuvres militaires conjointes avec le Caire le mois prochain.
Le président, intervenant depuis son lieu de vacances de Martha's Vineyard, dans le Massachusetts (nord-est), s'est toutefois gardé de couper les ponts avec l'armée égyptienne, évoquant les liens de longue date entre Washington et Le Caire et affirmant que c'était aux Egyptiens de déterminer leur propre avenir.

15h25: Barack Obama va s'exprimer
Le président des Etats-Unis Barack Obama va s'exprimer jeudi matin au sujet de la situation en Egypte, a annoncé la Maison Blanche. Obama va intervenir depuis son lieu de vacances de Martha's Vineyard, dans le Massachusetts, à 10h15 (14H15 GMT).
14h43: «Toutes les caractéristiques d'un coup d'Etat militaire», estime la Norvège
La situation en Egypte présente «toutes les caractéristiques d'un coup d'Etat militaire», a déclaré à l'agence norvégienne de presse NTB le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide, qui n'a donc pas directement qualifié les faits de «coup d'Etat». «Un président élu a été démis, un vice-président a démissionné et l'homme fort (actuel) est un chef militaire», a-t-il expliqué. «Les militaires prétendent qu'ils ont un plan de retour rapide à un gouvernement civil. Ils disent les bonnes choses, mais presque tout ce qui s'est produit depuis la prise de pouvoir va dans le mauvais sens», a jugé le ministre.
14h41: Deux policiers tués par des islamistes, selon les forces de l'ordre
Deux policiers ont été tués jeudi dans deux provinces d'Egypte par des militants du camp du président islamiste déchu Mohamed Morsi, ont affirmé à l'AFP des responsables de la sécurité.Un policier de 21 ans a été tué par balles dans l'attaque d'un club de la police à Al-Arish, dans la péninsule du Sinaï, un fief des groupes islamistes armés qui visent régulièrement les forces de l'ordre. Un autre a péri dans l'assaut d'un commissariat à Assiout, dans le centre.
14h23: Des islamistes incendient le siège d'un gouvernorat au Caire
Des manifestants islamistes ont mis le feu au siège de l'administration d'une province au Caire, a annoncé la télévision d'Etat. La télévision privée CBC montrait également des images du siège du gouverneur de la province de Guizeh en feu. Guizeh est une province qui fait partie de la métropole du Caire.

13h09: Chacun compte ses morts
13h: Les cadavres sont rassemblés dans les mosquées du Caire
Les familles viennent pleurer leurs proches.
12h46: Le bilan des violences mercredi passe à 525 morts
Le nouveau bilan officiel passe à 525 morts, dont 482 civils, a annoncé jeudi un responsable au sein du ministère de la Santé. Détaillant ce bilan à l'AFP, Khaled al-Khatib, chef des services d'urgence égyptiens, a précisé que 202 personnes avaient péri sur la seule place Rabaa al-Adawiya, principal point de rassemblement.
12h39: Londres a convoqué l'ambassadeur d'Egypte d'après le Foreign Office
12h08: Le pape prie pour les victimes
Le pape François a prié pour les victimes des violences sanglantes en Egypte, ainsi que «pour la paix, le dialogue et la réconciliation» dans le pays. «Des nouvelles trop douloureuses arrivent malheureusement en provenance d'Egypte: je désire adresser mes prières aux victimes, à leurs familles, aux blessés et à ceux qui souffrent», a-t-il dit lors de son Angélus à Castel Gandolfo, près de Rome. «Prions ensemble pour la paix, le dialogue et la réconciliation dans cette chère terre», a ajouté le pape.

12h06: Les Frères musulmans appellent à de nouvelles manifestations
Les Frères musulmans, la confrérie du président déchu Mohamed Morsi, ont appelé jeudi leurs partisans à manifester au Caire. Cet appel fait craindre une nouvelle flambée de violences dans le pays.
11h41: Berlin convoque l'ambassadeur d'Egypte
L'ambassadeur d'Egypte à Berlin a été convoqué jeudi au ministère des Affaires étrangères, a-t-on appris après du ministère. «A la demande du ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle (en voyage en Tunisie, ndlr) la position du gouvernement allemand a été signifiée en toute clarté à l'ambassadeur égyptien», a indiqué à l'AFP une porte-parole. 
11h28: Hollande appelle à tout mettre «en oeuvre pour éviter la guerre civile»
Dans un communiqué, l'Elysée rappelle que le président français a «convoqué l'ambassadeur d'Egypte pour qu'il transmette à ses autorités la très grande préoccupation de la France face aux événements tragiques intervenus dans son pays«. «Le chef de l'Etat a affirmé que tout doit être mis en oeuvre pour éviter la guerre civile», ajoute le texte de la présidence française. «Il a souligné que l'état d'urgence devait être levé rapidement», selon l'Elysée.
11h02: 464 morts dans les violences de mercredi
Un nouveau bilan des violences de mercredi annonce 464 morts, dont 421 civils, a annoncé le gouvernement égyptien dans un nouveau bilan.Un total de 3.572 blessés ont également été recensés dans tout le pays, selon ces chiffres fournis par le ministère de la Santé. Selon ce bilan, près de 200 personnes ont péri sur les seules places Rabaa al-Adawiya et Nahda du Caire.
10h39: Le point de passage avec Gaza fermé pour une durée indéterminée
10h21: Un nouveau bilan du ministère de la Santé fait état de 370 morts
Les violences de mercredi auraient fait au moins 370 morts, en grande majorité des civils, selon un nouveau bilan officiel ce jeudi. Le ministère de la Santé a fait état de 327 civils tués à travers le pays --dont 134 dans la dispersion des deux sit-in pro-Morsi au Caire--, tandis que le ministère de l'Intérieur a fait état de la mort de 43 policiers. Ce bilan pourrait cependant être plus élevé car sur la seule place Rabaa al-Adawiya, principal point de rassemblement des manifestants, un journaliste de l'AFP a dénombré 124 cadavres d'hommes tués pour la plupart par balles. Le ministère de la Santé y a recensé 113 morts, ainsi que 21 à Al-Nahda, l'autre place occupée depuis un mois et demi par les pro-Morsi.
9h58: L'ambassadeur égyptien en France convoqué à l'Elysée
 François Hollande a convoqué l'ambassadeur d'Egypte à 10h à l'Elysée ce jeudi, d'après la présidence de la République.
9h52: Certains manifestants pro-Morsi étaient-ils armés mercredi?
Le site d'information France 24 s'interroge en diffusant des vidéos tournées par Youm7, un média ouvertement opposé aux Frères musulmans. Sur les images, on peut voir des hommes cagoulés et armés de kalachnikov faisant feu sur une cible non identifiée. La police a en partie justifié le bilan de 343 morts de la journée de mercredi par le fait que les opposants pro-Morsi étaient armés et n'ont pas hésité à ouvrir le feu sur les forces de l'ordre. Une justification réfutée par les Frères musulmans.
9h28: Erdogan exhorte le Conseil de sécurité de l'ONU à se réunir
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a appelé ce jeudi le Conseil de sécurité de l'ONU à se réunir «rapidement» pour évoquer l'Egypte. «Le Conseil de sécurité des Nations unies doit rapidement se réunir pour discuter de la situation en Egypte», a-t-il dit devant la presse à Ankara, estimant que tous les pays membres du Conseil devraient donner leur feu vert à une telle réunion.
9h26: Le ministère de la Santé fait état d'au moins 343 morts mercredi
Les violences de la veille au Caire et à travers l'Egypte ont fait mercredi au moins 343 morts, en grande majorité des civils, selon un nouveau bilan officiel ce jeudi. Le chef des services d'urgence, Khaled al-Khatib, qui relève du ministère de la Santé, a indiqué à l'AFP que 300 civils avaient péri, tandis que le ministère de l'Intérieur a fait état de la mort de 43 policiers. Il s'agit de la journée la plus meurtrière depuis la révolte qui a renversé le président Hosni Moubarak en 2011.
9h19: Le Premier ministre turc dénonce «un très grave massacre»
Le Premier ministre islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé ce jeudi un «très grave massacre» des forces de l'ordre, critiquant l'«hypocrisie» de la communauté internationale. «C'est un très grave massacre (...) visant le peuple égyptien qui ne faisait que manifester dans la paix», a-t-il dit devant la presse à l'aéroport d'Ankara avant de partir pour le Turkménistan, fustigeant l'inaction de la communauté internationale.
9h: Le Danemark suspend son aide à l'Egypte
Le pays a annoncé ce jeudi qu'il suspendait son aide à l'Egypte. «Le Danemark a deux projets en collaboration directe avec le gouvernement et les institutions publiques égyptiens, et ils vont être désormais suspendus», a déclaré au quotidien Berlingske le ministre de l'Aide au développement Christian Friis Bach. «C'est une réaction aux événements sanglants et à la très regrettable tournure qu'a prise le développement de la démocratie», a-t-il ajouté. Le montant concerné est faible puisque Copenhague était engagé à hauteur de 30 millions de couronnes (4 millions d'euros) dans deux projets, l'un de l'Organisation internationale du travail, l'autre de la Banque mondiale.
8h28: Les Émirats arabes unis et le royaume de Bahreïn soutiennent l'armée égyptienne
Dans un communiqué publié dans la nuit, le ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a dit «comprendre les mesures souveraines prises par le gouvernement égyptien après avoir observé un maximum de retenue ces derniers temps». Il a regretté «l'insistance des groupes politiques extrémistes à tenir un discours appelant à la violence (...) ce qui a conduit aux évènements déplorables» de mercredi.
De son côté, le royaume de Bahreïn a estimé que «les mesures prises en Egypte pour rétablir l'ordre répondent à une demande des citoyens que l'État a le devoir de protéger». Il a exhorté, dans un communiqué, les Égyptiens à la réconciliation pour permettre à leur pays de «retrouver son rôle de leader des mondes arabe et musulman».

L'Egypte se préparait ce jeudi à une nouvelle journée sous haute tension au lendemain de la dispersion sanglante au Caire des manifestations réclamant le retour du président islamiste Mohamed Morsi, qui a fait 280 morts selon un bilan officiel, 2.200 morts selon les Frères musulmans.

Aucun incident majeur n'avait été signalé jeudi à l'aube dans le pays, où le calme était revenu en fin de soirée moins d'une heure après l'entrée en vigueur d'un couvre-feu, selon des responsables de sécurité joints par l'AFP.

>> Les violences au Caire en images, c'est par ici

Ce calme pourrait toutefois n'être que temporaire, la tension restant à son comble dans le pays où les islamistes ont appelé à de nouvelles manifestations tandis que les forces de l'ordre prévenaient qu'elles n'accepteraient aucun nouveau sit-in, après avoir pris le contrôle des deux places du Caire où des pro-Morsi campaient depuis un mois et demi.

L'Etat d'urgence toujours en vigueur

A l'issue d'une journée de heurts meurtriers, les autorités avaient décrété l'état d'urgence et un couvre-feu dans la moitié des provinces, dont celles du Caire et d'Alexandrie (nord).

Les autorités égyptiennes ont indiqué que 235 civils et 43 policiers avaient péri à travers le pays. Mais le bilan est probablement bien plus élevé, un journaliste de l'AFP ayant décompté 124 cadavres sur la seule place Rabaa al-Adawiya, QG des manifestants pro-Morsi au Caire, où le ministère de la Santé a fait état de 61 morts.

Les Frères musulmans ont de leur côté annoncé que la fille de 17 ans d'un de leurs principaux dirigeants, Mohammed al-Beltagui, avait également été tuée par balle. Au total, les Frères parlent de 2.200 morts et plus de 10.000 blessés.

La police saluée pour «sa très grande retenue»

Alors que le prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradei a démissionné de son poste de vice-président, refusant «d'assumer les conséquences de décisions avec lesquelles il n'était pas d'accord», le Premier ministre nommé par l'armée Hazem Beblawi a, lui, salué la police pour «sa très grande retenue».

La communauté internationale, qui avait tenté une médiation pour éviter une issue dramatique au bras de fer entre pro-Morsi et nouveau pouvoir, a condamné l'usage de la violence pour disperser les deux rassemblements de milliers d'islamistes venus avec femmes et enfants réclamer le retour au pouvoir du premier président élu démocratiquement du pays.

Beblawi est apparu à la télévision pour assurer qu'«aucun État qui se respecte n'aurait toléré» ces sit-in qui duraient depuis un mois et demi, s'engageant dans le même temps à poursuivre la mise en oeuvre du processus qui doit conduire à des élections début 2014.

Les Etats-Unis dénoncent un bain de san «lamentable»

A Washington, le secrétaire d'État américain John Kerry a exhorté à organiser ces scrutins, condamnant un bain de sang «lamentable». La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton qui, la première, avait tenté une médiation au Caire, a réclamé la levée de l'état d'urgence «dès que possible».

Sur la place Rabaa, un journaliste de l'AFP a compté 124 cadavres --dont plusieurs atteints par balles-- dans une morgue de fortune. En outre, un caméraman de la chaîne britannique Sky News y a été tué par balle.

«Les instructions étaient de n'utiliser que les gaz lacrymogènes, pas d'armes à feu», a assuré le ministre de l'Intérieur. «Mais quand les forces de sécurité sont arrivées, elles ont été surprises par des tirs nourris».

Quatre églises attaquées

Après la dispersion, des heurts avaient eu lieu dans différents quartiers du Caire et fait plusieurs morts dans d'autres villes du pays.
 

A Alexandrie, deuxième ville du pays, un journaliste de l'AFP a fait état d'échanges de tirs nourris à l'arme automatique.

En outre, au moins quatre églises ont été attaquées, les militants accusant les pro-Morsi de mener «une guerre de représailles» contre les coptes, dont le patriarche avait lui aussi soutenu la décision de l'armée de destituer M. Morsi, toujours retenu au secret.

Face aux violences meurtrières, ElBaradei, qui avait apporté sa caution morale à la destitution de Mohamed Morsi le 3 juillet par les militaires, a démissionné, mettant au jour les profondes divisions au sein des autorités de transition installées par la toute-puissante armée.

Paris saisit l'ONU

Il avait à plusieurs reprises plaidé pour une solution politique à la crise, répétant que les Frères musulmans devaient participer à la transition.

Dans la matinée, une autre figure morale s'était désolidarisée de l'opération meurtrière des forces de l'ordre: l'imam d'Al-Azhar, plus haute autorité de l'islam sunnite, qui avait expliqué n'avoir pas eu connaissance des méthodes que les forces de l'ordre comptaient employer.

Paris a appelé à «l'arrêt immédiat de la répression» et saisi l'ONU «pour qu'en urgence une position internationale soit prise en ce sens». Son secrétaire général Ban Ki-moon a, lui, «condamné dans les termes les plus fermes les violences».