Le criminel de guerre nazi Laszlo Csatari est décédé

MONDE L'homme avait contribué à la déportation des juifs à Auschwitz...

M. Go. avec AFP

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Laszlo Csatari quitte le Tribunal de Budapest (Hongrie), le 18 juillet 2012. 
Laszlo Csatari quitte le Tribunal de Budapest (Hongrie), le 18 juillet 2012.  — ATTILA KISBENEDEK / AFP

Le criminel de guerre nazi présumé le plus recherché au monde, le Hongrois Laszlo Csatari, est décédé. Le décès est survenu samedi à la suite d'une pneumonie et Laszlo Csatari, assigné à résidence à son domicile à Budapest dans l'attente de son procès, a ainsi échappé à la justice qui le poursuivait pour crimes contre l'humanité, notamment la déportation vers les camps d'extermination nazis de quelque 15.000 juifs détenus dans le ghetto de Kosice, en Slovaquie.

Chef de la police d'un ghetto

Laszlo Csatari, 99 ans, figurait en première place dans la liste des criminels de guerre nazis présumés les plus recherchés du centre Simon-Wiesenthal, basé à Jérusalem. Il  avait été arrêté le 18 juillet 2012 par la police à Budapest et assigné à résidence. La justice avait été alerté fin 2011 sur son passé suspect par le Centre Simon-Wiesenthal. Laszlo Csatari avait été nommé à l'automne 1942 chef de la police dans la ville de Kassa (aujourd'hui Kosice, en Slovaquie). Après l'occupation allemande de Kassa en mars 1944, un ghetto a été établi dans la ville où la majorité des juifs locaux ont été déportés entre le 15 et le 22 avril 1944 avec l'aide de la police locale et de la gendarmerie.

Plus d'un un an après son arrestation, des obstacles juridiques empêchaient toujours sa comparution au banc des accusés sur le sol slovaque. Condamné à mort par contumace en 1948 à Kosice, alors en Tchécoslovaquie, Csatari s'était réfugié au Canada où il gagnait sa vie comme marchand d'art. En 1995, les autorités canadiennes ayant découvert sa véritable identité, il s'était alors enfui en Hongrie où il a vécu, apparemment sans être inquiété, jusqu'à son arrestation.

Le tribunal de Kosice a formellement commué en avril 2013 sa peine de mort en réclusion à perpétuité -- la peine de mort étant abolie dans ce pays -- ouvrant ainsi la voie à son extradition réclamée par Bratislava. La justice slovaque avait fixé au 26 septembre la date du procès.