Prism: L'UE était une cible prioritaire de la NSA, selon «Der Spiegel»

MONDE L'hebdomadaire allemand s'appuie sur des documents d'Edward Snowden...

avec AFP

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Banderole de soutien à l'ancien employé de la CIA Edward Snowden, à Hong Kong, le 20 juin 2013.
Banderole de soutien à l'ancien employé de la CIA Edward Snowden, à Hong Kong, le 20 juin 2013. — Kin Cheung/AP/SIPA

L'Union européenne faisait partie des cibles prioritaires de surveillance du service américain de renseignements NSA, affirme ce samedi l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, s'appuyant sur des documents de l'ancien consultant américain réfugié en Russie, Edward Snowden.

Dans un passage en revue datant d'avril, la NSA assure que les questions de politique étrangère de l'Union européenne, de commerce international et de stabilité économique figurent parmi les objectifs prioritaires de surveillance, selon l'hebdomadaire.

Une échelle de 1 à 5

Le service américain a ainsi établi une échelle de 1 ("plus haut intérêt") à 5 ("faible intérêt") dans laquelle ces trois thèmes sont dotés de la priorité 3, poursuit le magazine qui dit avoir consulté les documents de Snowden.

Les questions liées aux nouvelles technologies, sécurité énergétique et questions d'alimentation, n'entrent en revanche pas dans les priorités des Américains, qui leur attribuent la note 5, selon la même source.

L'Allemagne, la France et le Japon

Parmi les pays ciblés par le programme de surveillance de la NSA, l'Allemagne se retrouve au même niveau que la France et le Japon, mais devant l'Italie et l'Espagne. Priorité est donnée aux questions de politique étrangère de l'Allemagne, de stabilité économique et de dangers pour la finance, qui sont classées priorité 3.

Der Spiegel avait affirmé fin juin, en se fondant sur des documents fournis par Edward Snowden, que la NSA, accusée d'espionner les communications électroniques mondiales dans le cadre du programme Prism, avait pris pour cibles les bureaux de l'Union européenne à Bruxelles et la mission diplomatique de l'UE à Washington. La délégation de l'UE auprès des Nations unies a fait l'objet d'une surveillance similaire, selon Der Spiegel.