Bush refuse de discuter avec l'Iran et la Syrie

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Pas question. Avant-hier, le président américain a opposé une fin de non-recevoir à ce qui pourrait être l'une des recommandations du groupe d'études de James Baker sur l'Irak : l'ouverture de discussions directes avec l'Iran et la Syrie pour qu'ils usent de leur influence et contribuent à restaurer la stabilité chez leur voisin. « Ma position n'a pas changé », a dit George W. Bush après un entretien avec le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert. Au lendemain de la défaite du Parti républicain aux élections parlementaires du 7 novembre, le Président s'était pourtant dit prêt à examiner « toutes les idées » sur l'Irak, faisant espérer un calendrier de retrait des quelque 150 000 soldats américains déployés. Là aussi, il n'en sera rien.

Le Premier ministre britannique, Tony Blair, principal allié de Bush en Irak, a lui-même prôné lundi une « évolution » de la stratégie irakienne. Mais, contrairement à ce qui était attendu, il s'est gardé d'appeler à impliquer davantage la Syrie et l'Iran concernant l'Irak. De son côté, Damas s'est dit prêt hier à « entamer un dialogue » avec Washington.