Syrie: Une explosion de munitions en Syrie fait 40 morts

MONDE Le dépôt de munitions appartenait à des milices pro-régime...

avec AFP

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Capture d'écran de la vidéo de l'explosion d'un dépôt de munitions à Homs (Syrie), filmée par des militants de l'opposition syrienne, qui l'ont postée sur YouTube, le 1er août 2013.
Capture d'écran de la vidéo de l'explosion d'un dépôt de munitions à Homs (Syrie), filmée par des militants de l'opposition syrienne, qui l'ont postée sur YouTube, le 1er août 2013. — 20 Minutes

Au moins 40 personnes ont été tuées et 100 blessées dans l'explosion jeudi à Homs dans le centre de la Syrie d'un dépôt de munitions appartenant à des milices pro-régime, a rapporté une ONG syrienne. Le bilan risque de s'alourdir en raison de l'état grave de plusieurs blessés, a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) en soulignant que l'explosion était probablement due à des tirs rebelles. Un précédent bilan faisait état de 22 morts.

 

Les déclarations d'Assad «répugnantes»

Par ailleurs, un responsable de l'opposition syrienne, Bourhan Ghalioun, a accueilli jeudi avec «dégoût» l'affirmation par le président Bachar al-Assad qu'il était «sûr de la victoire» dans la guerre civile qui déchire la Syrie depuis 2011. «Il est dégoûtant et répugnant qu'il (Assad) parle de victoire après avoir, pendant deux ans et demi, détruit son pays, tué des dizaines de milliers d'habitants et poussé à l'exil la moitié de la population», a déclaré à l'AFP M. Ghalioun, en réaction aux déclarations de M. Assad à l'occasion de la fête de l'armée. Il a également ironisé sur le président syrien qui «parle de résistance alors que son armée s'est effondrée et qu'il dépend de mercenaires du Hezbollah (chiite libanais) et de l'Iran pour la défense de son régime». «Il a définitivement échoué et n'est plus qu'un outil aux mains des forces étrangères», a ajouté l'opposant.

La télévision d'État syrienne a rapporté que M. Assad s'était rendu jeudi à Daraya, près de Damas, pour son premier déplacement connu en dehors de la capitale depuis mars 2012. Ce déplacement ainsi que la déclaration de M. Assad interviennent après la capture lundi par l'armée de Khaldiyé, quartier clé de Homs, troisième ville de Syrie et symbole de la révolte contre le régime, et près de deux mois après celle de Qousseir, bastion rebelle tombé après un an de résistance.

Le conflit, qui a fait plus de 100.000 morts selon l'ONU, oppose les troupes du régime dotées d'une puissante armée de l'air et appuyées depuis des mois par le Hezbollah libanais à des rebelles moins équipés, que Damas qualifie de «terroristes» appuyés par l'étranger.