Egypte: La police appelle les manifestants pro-Morsi à se disperser

SECURITE Le bras de fer entre pro-Morsi, qui appellent à la mobilisation et gouvernement, qui exigent la dispersion des manifestants risque de provoquer de nouvelles violences...

avec AFP

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Des partisans du président déchu issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi, manifestent le 26 juillet 2013 à Nasr City, en Egypte.
Des partisans du président déchu issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi, manifestent le 26 juillet 2013 à Nasr City, en Egypte. — Khalil Hamra/AP/SIPA

Le ministère égyptien de l'Intérieur a appelé jeudi les manifestants partisans du président déchu Mohamed Morsi à se disperser, leur promettant une «sortie sécurisée».

Dans un communiqué, le ministère «appelle les personnes sur les places Rabaa al-Adawiya (nord-est du Caire) et Al-Nahda (près de l'université du Caire) à laisser la raison et l'intérêt national l'emporter et à partir rapidement».

Risque de nouvelles violences

Plus tôt ce jeudi, les pro-Morsi avaient appelé à poursuivre la mobilisation en Egypte, défiant l'ordre de dispersion du gouvernement et faisant craindre de nouvelles violences alors que des responsables internationaux se succèdent au Caire pour tenter une médiation.

Après le départ de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle et l'envoyé spécial de l'Union européenne au Moyen-Orient Bernardino Leon sont arrivés dans le pays pour rencontrer gouvernement et opposition.

Deux sénateurs américains attendus la semaine prochaine

La semaine prochaine, le président américain Barack Obama va dépêcher deux influents sénateurs, Lindsey Graham et John McCain, au Caire pour presser l'armée d'organiser des élections générales et d'accélérer un retour au pouvoir civil.

Pour une transition «inclusive»

A l'international, les appels se multiplient pour une transition «inclusive» à laquelle participeraient également les Frères musulmans, la puissante confrérie dont est issu le président destitué le 3 juillet par l'armée après des manifestations massives réclamant son départ.

Mais sur le terrain, les nouvelles autorités sont désormais déterminées à en finir avec les rassemblements pro-Morsi au Caire, aux abords desquels des épisodes particulièrement meurtriers sont survenus ces dernières semaines.