Les Palestiniens appellent à une reprise des attentats suicide

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Le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, a ordonné à l'armée de procéder rapidement à une enquête pour déterminer les causes de la mort de dix huit Palestiniens, dont des femmes et des enfants, à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza.
Le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, a ordonné à l'armée de procéder rapidement à une enquête pour déterminer les causes de la mort de dix huit Palestiniens, dont des femmes et des enfants, à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza. — Mohammed Abed AFP

Vingt-quatre Palestiniens ont été tués mercredi dans les territoires, dont 18 par des bombardements d'artillerie israéliens à Beit Hanoun (bande de Gaza). Parmi ces morts figurent onze membres d'une même famille, dont deux fillettes, a affirmé à l'AFP Khaled Radi, porte-parole du ministère palestinien de la santé.

Conséquence de ce drame : le Hamas, qui contrôle le gouvernement palestinien, et le Fatah, parti du président Mahmoud Abbas, ont appelé à une reprise des attentats suicide en Israël. Un porte-parole du gouvernement palestinien a même affirmé qu'Israël devait « être effacé de la face de la terre». Le principal mouvement islamiste observait une trêve depuis le début de l'année 2005.

«Israël détruit toutes les chances de paix», a affirmé le président palestinien tandis que le Premier ministre issu du Hamas Ismaïl Haniyeh annonçait la «suspension» des discussions avec le président Abbas sur un gouvernement d'union.

Enquête israélienne
Les autorités israéliennes, embarrassées, ont ordonné à l'armée de procéder rapidement à une enquête sur les causes du drame de Beit Hanoun et appelé à un arrêt momentané des tirs d'artillerie dans le secteur de Gaza. «Ceux qui ne devraient pas être en paix après la mort de civils sont ceux qui utilisent les habitants comme des boucliers humains», a de son côté affirmé le vice-ministre de la Défense israélien, Ephraïm Sneh.

«Il s'est produit une tragédie, mais l'armée israélienne poursuivra ses opérations contre les tirs de roquettes, la contrebande d'armes et pour la libération de Gilad Shalit», soldat israélien enlevé en juin, a affirmé à l'AFP, une responsable à la présidence du conseil israélien sous couvert de l'anonymat.

L'armée s'est retirée dans la nuit de lundi à mardi de Beit Hanoun après une opération ayant fait 56 morts et plus de deux cents blessés.