Grande-Bretagne: Les moteurs de recherche pressés de mettre fin à la pornographie infantile

MONDE Le Premier ministre David Cameron menace de légiférer si les moteurs de recherches ne réagissent pas...

avec AFP
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Le Premier ministre britannique David Cameron, le 16 janvier 2013, devant le 10 Downing Street, à Londres.
Le Premier ministre britannique David Cameron, le 16 janvier 2013, devant le 10 Downing Street, à Londres. — Lefteris Pitarakis/AP/SIPA

Le Premier ministre David Cameron va exiger lundi des moteurs de recherche sur l'Internet de prendre des mesures afin de bloquer les requêtes concernant des abus sur enfant, menaçant les firmes de légiférer si rien n'était fait.

«Certaines recherches sont si abjectes, ne laissant aucun doute sur l'intention malade et malveillante de l'internaute, qu'il ne devrait pas y avoir de réponse du tout», devait déclarer David Cameron dans un discours lundi à Londres.

«J'ai donc un message très clair pour Google, Bing, Yahoo! et le reste. Vous avez un devoir d'agir sur cette question - un devoir moral.»

«Forcer des mesures»

Le chef du gouvernement britannique met depuis quelques mois la pression sur les firmes de l'Internet pour qu'elles s'attaquent aux abus. Deux importants procès sur des meurtres sexuels d'enfants ont établi que les deux tueurs impliqués avaient précédemment fait des recherches de pornographie infantile sur internet.

Selon des extraits du discours rendus public par son cabinet, David Cameron compte donner aux entreprises jusqu'au mois d'octobre pour prendre des mesures, estimant que tous les «grands cerveaux» travaillant pour elles devraient surmonter les éventuelles difficultés techniques.

«Tolérance zéro»

«Je peux vous dire que nous sommes déjà en train de regarder les options législatives dont nous disposons pour forcer des mesures», va-t-il dire. «Il s'agit simplement de détruire ce contenu dégoûtant - et nous ferons tout le nécessaire», doit-il ajouter.

Des entreprises comme Google assurent qu'elles enlèvent déjà toute image abusive d'enfant dès leur signalement, et le géant américain dit avoir «une attitude de tolérance zéro» face à ces contenus.