Série d'attentats à la voiture piégée à Bagdad

IRAK Dix voitures piégées ont explosé dans le centre-ville de Badgad, faisant au moins 32 morts et plus de 100 blessés...

avec AFP

— 

Inspection d'une voiture piégée à Bagdad, en Irak, après une attaque le 3 juillet 2013.
Inspection d'une voiture piégée à Bagdad, en Irak, après une attaque le 3 juillet 2013. — AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Dix voitures piégées ont fait au moins 32 morts et plus de 100 blessés samedi soir dans une série d'attentats coordonnés dans des rues commerçantes de Bagdad,selon un bilan provisoire de source policière et médicale.

Quatre voitures piégées ont explosé dans des quartiers sud de la capitale, deux le centre, deux le nord, et deux dans l'est.

Explosions pendant près d'une heure

A Karrada, dans le centre ville, les deux explosions ont eu lieu, à quelques minutes d'écart, vers 20h30 lorsque la foule se pressait dans la rue, à l'issue d'une journée de jeûne pour le ramadan. Les autres explosions ont suivi pendant près d'une heure.

Par ailleurs, cinq personnes ont été tuées et deux autres blessées lorsqu'un engin a explosé parmi un groupe de jeunes hommes réunis dans la rue, à Madaïn, au sud de la capitale, selon des responsables de sécurité et une source médicale.

490 morts depuis début juillet

Et un policier a été tué et un autre blessé dans un attentat à la bombe contre une patrouille à Mossoul, dans le nord du pays, tandis que trois civils étaient blessés par un engin piégé à l'ouest de cette ville, selon les autorité

Ces attaques coordonnées portent à près de 490 le nombre de morts depuis début juillet en Irak, selon un bilan établi par l'AFP.

Regain de violence

Vendredi, au moins 20 personnes avaient été tuées et une quarantaine blessées dans un attentat suicide perpétré à l'heure de la prière dans une mosquée sunnite près de Bakouba, dans la province de Diyala, au nord-est de Bagdad.

L'Irak connaît depuis le début de l'année un regain de violences qui fait craindre un retour aux sombres années du conflit confessionnel entre sunnites et chiites de 2006-2007. Le mécontentement croissant de la minorité sunnite vis-à-vis du gouvernement à majorité chiite, les tensions associées à la guerre en Syrie voisine et la paralysie totale des rouages de l'Etat ont relancé les attentats depuis quelques mois.