L'Elysée confirme la mort de Philippe Verdon

TERRORISME François Hollande s'était montré pessimiste sur le sort de l'otage...

M. Go. avec AFP

— 

Les otages français Serge Lazarevic et Philippe Verdon sur une photo rendue publique par Al-Andalus, la branche médiatique d'Aqmi, le 9 décembre 2011.
Les otages français Serge Lazarevic et Philippe Verdon sur une photo rendue publique par Al-Andalus, la branche médiatique d'Aqmi, le 9 décembre 2011. — HO / AGENCE NOUAKCHOTT INFORMATIONS / AFP

Lundi, en début de soirée, l'Elysée a confirmé la mort de Philippe Verdon, enlevé en novembre 2011 par Aqmi. «La dépouille sera transférée le plus vite possible dans notre pays et les autopsies permettront de connaitre les causes de son décès. J’exprime à sa famille et à ses proches ma totale solidarité. Je partage  l’indignation des Français et je rappelle que les responsables de la mort de notre compatriote devront être identifiés et traduits devant la justice», écrit François Hollande dans un communiqué envoyé par la présidence.

>> Plus d'infos à venir sur 20minutes.fr

Le 7 juillet, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) avait été informée de la découverte d'une dépouille susceptible d'être celle de l'otage français. Un prélèvement génétique avait été envoyé le lendemain en France. On ne connaît pas encore les raisons de la mort de Verdon qui était affaibli par un ulcère à l'estomac et souffrait de tachycardie. François Hollande s'était montré très pessimiste sur le sort de l'otage, lors de son interview du 14 juillet. Un scepticisme de nouveau affiché par le chef de l'Etat, lundi mati. Lors de sa visite à l'ambassade du Mali à Paris, il a confirmé qu'il y avait «une probabilité très forte» que l'otage français enlevé en 2011 par Aqmi soit mort et promis que «rien ne sera impuni».

Un enlèvement revendiqué par Aqmi

Verdon était avec un autre Français, Serge Lazarevic, quand il est capturé la nuit du 24 novembre 2011, dans son hôtel à Hombori, au nord-est du Mali. Selon leurs proches, ils étaient en voyage d'affaires pour un projet de cimenterie pour le compte d'une société malienne, Mandé Construction Immobilière (MCI). Tous deux se présentaient comme des géologues mais Verdon a été tour à tour présenté comme un barbouze, un agent secret ou un  grand aventurier. Il avait connu le mercenaire Bob Denard et en 1991, il s'était retrouvé pris en otage par des rebelles au Sud-Soudan, après y avoir atterri à la suite d'une panne de moteur.