Monde

Le club des anti-Bush pourrait s'agrandir

Cette fois-ci, il pourrait bien l'emporter. Face à une droite désunie, le sandiniste Daniel Ortega, inamovible candidat malchanceux à la présidentielle depuis 1990, est donné favori pour le premier tour de l'élection qui se tient dimanche au Nicaragu...

Cette fois-ci, il pourrait bien l'emporter. Face à une droite désunie, le sandiniste Daniel Ortega, inamovible candidat malchanceux à la présidentielle depuis 1990, est donné favori pour le premier tour de l'élection qui se tient dimanche au Nicaragua. Mais, pour gagner, Ortega doit obtenir 35 % des voix dès le premier tour. Un second tour pourrait lui être fatal, l'électorat de droite risquant de s'unir contre lui.

Une victoire de l'allié du Cubain Fidel Castro constituerait un nouveau revers pour les Etats-Unis en Amérique latine. L'arrivée au pouvoir de leaders de gauche, partisans d'un regain d'indépendance de leurs pays, à l'instar d'Hugo Chavez au Venezuela ou d'Evo Morales en Bolivie, est mal vécue par Washington. Néanmoins, Ortega se distingue par un sens du compromis prononcé à l'égard de l'Eglise et de la droite conservatrice. Le 26 octobre dernier, les membres de son parti ont même voté avec la droite une loi interdisant l'avortement. En cas de victoire de la bête noire des Américains, les bouleversements devraient donc avoir une moindre ampleur qu'au Venezuela et en Bolivie.

A. L.-G. (avec AFP)

C'est le pays le plus pauvre d'Amérique latine en termes de revenu par habitant : Près de la moitié de sa population soit 2,3 millions de personnes vit avec moins de 2 $ par jour.