Les rebelles en Syrie disent avoir reçu des armes modernes

avec AFP

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Des rebelles syriens de l'Armée syrienne libre préparent leurs armes, le 25 avril 2013 à Alep (Syrie).
Des rebelles syriens de l'Armée syrienne libre préparent leurs armes, le 25 avril 2013 à Alep (Syrie). — Anonymous/AP/SIPA

L'Armée syrienne libre (ASL), la principale force d'opposition armée, ont reçu récemment «des quantités d'armes modernes, dont certaines (...) susceptibles de changer le cours de la bataille sur le terrain». Louaï Moqdad, coordinateur politique et médiatique de l'ASL, a dit à l'AFP s'attendre à ce que le groupe des Amis de la Syrie, réuni samedi à Doha pour coordonner l'aide, y compris militaire, à apporter à la rébellion, annonce «officiellement» la décision d'armer les rebelles. «C'est ce que nous espérons, c'est ce à quoi nous nous attendons».

Le porte-parole a précisé que les armes ont commencé à être distribués sur les fronts et qu'elles se trouvaient «entre les mains d'officiers professionnels et de combattants de l'ASL», a-t-il ajouté, assurant que «ces armes seront utilisées dans un seul objectif, celui de combattre le régime de Bachar al-Assad». «Il s'agit d'armes anti-aériennes et anti-chars ainsi que des munitions», a ajouté M. Moqdad, sans plus de précision, rappelant que la rébellion a réclamé un «arsenal de dissuasion». Jeudi, il avait évoqué notamment des missiles sol-air à courte portée MANPAD, des missiles antichars, des mortiers, des munitions. D'autres armes «arriveront au fur et à mesure, dans les prochains jours», a souligné M. Moqdad.

L'avancée de l'armée syrienne et l'appui du Hezbollah au régime ont vaincu les réticences

La rébellion n'a cessé de réclamer des armes lourdes pour protéger les zones civiles de la puissance de feu du régime, qui tente actuellement de reconquérir des poches rebelles à Damas et Alep. Jusqu'à présent, les pays occidentaux étaient très réticents à l'idée de fournir des armes aux rebelles, par crainte qu'elles ne tombent aux mains d'extrémistes, mais l'avancée de l'armé syrienne, appuyée par le puissant Hezbollah chiite libanais, ont convaincu ces pays de revoir leurs plans.

A Doha, sont notamment annoncés les chefs de la diplomatie américaine John Kerry, française Laurent Fabius, allemande Guido Westervelle, britannique William Hague, et italienne Emma Bonino. Aucune indication n'a été donnée sur la présence de l'opposition syrienne.

Combats intenses

Les forces du régime bombardaient vendredi le quartier de Qaboun, dans l'est de la capitale, et des combats intenses entre soldats et rebelles ont lieu en périphérie de ce secteur, indique l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Les forces du régime ont également bombardé plusieurs quartiers d'Alep, la grande ville du nord.

Le conflit a fait au moins 93.000 morts de puis mars 2011, selon l'ONU. A l'approche de l'été, celle-ci a averti que les températures élevées en Syrie, accompagnées de conditions d'hygiène passablement dégradées, risquaient de mettre à mal la santé de quelque 4 millions d'enfants affectés par le conflit.