Best Jobs in the World: «Avec la semaine que l'on vient de vivre, on a déjà tous gagné»

INTERVIEW Elisa Detrez, l'une des Françaises sélectionnées pour la finale du concours organisé par l'office de tourisme d'Australie, raconte sa dernière semaine de compétition...

Bérénice Dubuc

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Elisa Detrez, 28 ans, est finaliste dans la catégorie «guide ranger dans le Queensland» pour le concours Best Jobs in he World.
Elisa Detrez, 28 ans, est finaliste dans la catégorie «guide ranger dans le Queensland» pour le concours Best Jobs in he World. — P.-M. Talbot / 20 Minutes

Ce vendredi, le nom des six gagnants du concours Best Jobs in the World, organisé par l'office de tourisme d'Australie, va être dévoilé par Ben Southall, le gagnant de la première édition de la compétition. Et, parmi les dix-huit finalistes, deux Françaises sont encore en lice: Aude Mayans, 27 ans, qui concourt dans la catégorie «aventurier de l’Outback», et Elisa Detrez, 28 ans, qui concourt pour être guide ranger dans le Queensland. Cette dernière a raconté à 20 Minutes sa dernière semaine de compétition.

Comment vous sentez-vous à la veille de l’annonce des résultats?

Disons que je me prépare au pire pour ne pas être trop déçue demain devant les caméras si je ne gagne pas. Avec la semaine que l’on vient de vivre, on a déjà tous gagné. C’est ce que j’ai dit aux juges ce matin pendant mon entretien final: cette phase finale en Australie m’a encore plus motivée, même si je sais qu’il y a de la concurrence.

Racontez-nous cette dernière semaine…

Nous avons commencé la dernière phase du concours le 12 juin à Sydney. On s’est tous retrouvés ici, les dix-huit finalistes ensemble. C’était très bizarre: on a l’impression de connaître les autres candidats, car on a vu leur vidéo, que ce sont presque des amis, mais en fait ce sont des concurrents! Les premiers jours, nous sommes restés à Sydney, où on a fait du media training, mais aussi des interviews et des photos avec les médias australiens et anglophones. Ensuite, samedi, nous sommes partis pour quatre jours dans notre région. Pour moi, c’est le Queensland. Nous avons dû y relever de nombreux «défis»: descendre une falaise en rappel, tenir un koala –ça, ce n’était pas trop dur-, prendre des photos ou escalader des arbres… Nous avons aussi fait un tour en hélicoptère, exploré la forêt vierge, séjourné à Brisbane, la capitale de l’Etat, et fait du snokelling à Lady Elliot Island, une petite île paradisiaque sur la barrière de corail. C’était vraiment une expérience magnifique.

Vous y étiez préparée?

J’avais fait une initiation à la plongée à Paris avant de partir au cas où, mais je n’en ai pas eu besoin. D’autant plus que ces quatre jours étaient une surprise totale, nous ne connaissions pas l’itinéraire. C’était vraiment: «Prenez un pull chaud, un maillot de bain et on y va.» Le programme a été très chargé, très  intense en activités comme en émotions. Et le tout sous l’œil des caméras: nous étions filmés en permanence pour être jugés sur notre parcours dans les régions. Ce n’était pas toujours évident de gérer les émotions et de bien exprimer ce qu’on voulait dire en anglais, mais je crois que je ne m’en suis pas trop mal sortie.

Vous pensez pouvoir gagner?

Je ne sais pas. On a fait des paris entre nous, mais en fait on n’en sait rien: les organisateurs ne laissent absolument rien paraître. En tout cas, si je gagne, je rentrerai en France le 26 juin pour un mois de «vacances» en France, avant de repartir en août. Mais je tiens à dire que c’est un vrai job, avec des activités sept jours sur sept et tout au long de la journée. Nous devrons aussi tenir un blog de notre expérience, être de véritables ambassadeurs de l’Etat pour le monde et ramener un maximum de visibilité et de publicité. Ce serait une expérience magique, mais pour l’instant ce que je retiens surtout, c’est la rencontre avec tous les autres finalistes.