Turquie: Erdogan souhaite calmer les manifestants

MONDE Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a esquissé vendredi un geste d'apaisement envers les manifestants...

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Critiqué dans son pays comme à l'étranger pour la brutalité avec laquelle la police a réprimé la fronde qui le vise, M. Erdogan a légèrement adouci vendredi le discours extrêmement ferme qu'il tient depuis plus d'une semaine contre les contestataires, souvent qualifiés de "vandales" ou d'"extrémistes".
Critiqué dans son pays comme à l'étranger pour la brutalité avec laquelle la police a réprimé la fronde qui le vise, M. Erdogan a légèrement adouci vendredi le discours extrêmement ferme qu'il tient depuis plus d'une semaine contre les contestataires, souvent qualifiés de "vandales" ou d'"extrémistes". — AFP

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a esquissé vendredi un geste d'apaisement envers les manifestants qui réclament depuis huit jours sa démission dans la rue, après un nouveau rappel à l'ordre de l'Europe sur les violences policières.

 

 

 

Très ferme contre les «vandales et les extrémistes» devant ses partisans lors de son retour en Turquie dans la nuit, le chef du gouvernement s'est montré un peu plus conciliant dans l'après-midi devant un forum international, en se déclarant prêt à entendre toutes les «revendications démocratiques».

Lors d'une conférence à Istanbul sur l'Europe, il a ajouté: «nous accueillons de tout coeur ceux qui viennent avec des exigences démocratiques». Juste avant qu'il ne prenne la parole, les Européens ont une nouvelle fois rappelé le dirigeant turc à ses devoirs démocratiques.

Critique d'un régime autocratique

 

Au même moment, des dizaines de milliers de personnes étaient réunies sur l'emblématique place Taksim d'Istanbul pour réclamer la démission de M. Erdogan. Vendredi soir, ce coeur de la rébellion contre le gouvernement était à nouveau occupé par les manifestants, comme les soirs précédents.

La destruction annoncée du parc Gezi et ses imposants platanes, près de Taksim, a lancé la contestation, rapidement devenue une fronde contre le gouvernement et son chef.

Les détracteurs du Premier ministre lui reprochent un exercice «poutinien» du pouvoir : médias sous la main-mise du pouvoir, concentration par l'APK de l'ensemble des pouvoirs, arrestations en masse des opposants kurdes et d'extrême gauche et islamisation rampante de la société.