Ehoud Olmert devrait réussir le grand écart

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Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a gagné son pari. En s'alliant lundi à Avidgor Lieberman, leader du parti d'extrême-droite Israël Beitenou (Israël notre foyer), le chef du gouvernement risquait l'éclatement de sa coalition avec le parti travailliste (gauche). Mais hier, à l'issue d'une deuxième rencontre, Amir Peretz, ministre de la Défense et chef travailliste a appelé son parti à ne pas déserter l'alliance. Le mouvement se prononcera définitivement dimanche mais ne devrait pas désavouer son leader, qui a pourtant fait l'objet de nombreuses pressions pour se retirer du gouvernement. Certains travaillistes n'acceptent pas la nomination, au poste de vice-premier ministre en charge des Affaires stratégiques sur le nucléaire iranien, d'un homme aussi controversé que Lieberman, notamment pour ses thèses racistes. Si les travaillistes restent, Ehud Olmert prendra la tête d'une coalition forte de 78 députés sur 120. Le Premier ministre tente donc d'assurer sa survie politique face au Likoud de Benjamin Netanyahu mais, selon le quotidien Haaretz, « en confiant l'un des dossiers stratégiques les plus sensibles du pays [le nucléaire iranien] à un homme aussi inexpérimenté, Olmert hypothèque l'avenir du pays ».

A. L. G.