Turquie: Recep Tayyip Erdogan exclut de renoncer au projet urbain controversé

MONDE Des membres d'une organisation terroriste participeraient aux manifestations, selon le Premier ministre turc...

C.C. avec AFP

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Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, le 4 juin 2013, à Alger (Algérie).
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, le 4 juin 2013, à Alger (Algérie). — F.BATICHE / AFP

Recep Tayyip Erdogan a exclu ce jeudi de renoncer au projet urbain controversé, à l'origine des manifestations qui secouent le pays depuis une semaine

«Le projet respecte l'histoire, la culture et l'environnement (...). Ce que nous faisons, c'est protéger les droits de la majorité et préserver la beauté d'Istanbul», a-t-il déclaré, selon la traduction en arabe de ses propos, dénonçant «la mauvaise foi manifeste» de ses détracteurs. «Nous conduirons ce projet à bout», a-t-il encore martelé. «Nous ne permettrons pas à une minorité de dicter sa loi à la majorité, et nous n'accepterons pas non plus la tyrannie de la majorité», a indiqué Recep Tayyip Erdogan.

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En déplacement en Tunisie, le Premier ministre turc a par ailleurs indiqué que des membres d'une organisation terroriste participaient aux troubles. «Parmi les protestataires, il y a des extrémistes, certains sont impliqués dans le terrorisme (...) et des partisans de cette organisation terroriste étaient présents sur la place» Taksim, a-t-il déclaré selon une traduction de ses propos en arabe, évoquant l'attentat contre l'ambassade des Etats-Unis à Ankara en février, revendiqué par un groupe d'extrême-gauche.

Sept étrangers arrêtés

Recep Tayyip Erdogan a également annoncé que sept étrangers impliqués dans les troubles en Turquie avaient été arrêtés, sans préciser les nationalités mais excluant qu'il s'agisse de diplomates. «Il y a sept étrangers impliqués dans les troubles dont six ont été traduits devant le procureur de la république et un est en état d'arrestation », a-t-il souligné.

«Une enquête est en cours pour déterminer la manière dont ils ont participé à ces violences», a-t-il ajouté sans indiquer leur nationalités ni le lieu de leur arrestation et de détention. Recep Tayyip Erdogan a cependant tenu à souligner qu'il ne considérait pas les écologistes comme des fauteurs de troubles. «Nous connaissons bien ceux impliqués dans ces troubles, et j'en exclus tous les citoyens sensibles à la préservation de l'environnement», a-t-il souligné.