Armes chimiques en Syrie: Pour Damas, la France est une «menteuse»

MOYEN-ORIENT Laurent Fabius a fait état de «présomptions d'utilisation d'armes chimiques de plus en plus étayées»...

avec AFP

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Capture d'écran d'une vidéo du Monde.fr montrant des combattants rebelles en Syrie, au printemps 2013.
Capture d'écran d'une vidéo du Monde.fr montrant des combattants rebelles en Syrie, au printemps 2013. — 20 MINUTES

Le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a qualifié mercredi la France de «menteuse» à propos des accusations portées sur l'utilisation par Damas d'armes chimiques.

«Je peux dire avec certitude que la France est une menteuse et je peux dire aussi que ceux qui font de la propagande à ce sujet ne sont que des menteurs. L'arme chimique n'a été utilisée qu'une seule fois à Khan al-Assal», par les rebelles, a-t-il déclaré à la chaîne de télévision arabe al-Mayadeen. Le régime syrien a accusé l'opposition d'avoir eu recours à des armes chimiques le 19 mars à Khan al-Assal, près d'Alep (nord), et avait demandé une enquête de l'ONU.

Damas avertir l'Etat israélien

Il a confié que cette question lui avait été posée pour la première fois il y a six mois à Saint-Pétersbourg par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. «Je lui ai affirmé que si nous avions des armes chimiques, nous ne les utiliserions pas contre contre peuple et notre position est toujours la même», a-t-il dit. Lundi après-midi à Bruxelles, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait fait état de «présomptions d'utilisation d'armes chimiques de plus en plus étayées» en Syrie.

«Il y a des présomptions de plus en plus fortes, de plus en plus étayées, d'usage localisé d'armes chimiques», avait-il déclaré, précisant que ces informations, fondées «sur les éléments dont nous disposons», faisaient l'objet de «vérifications très précises». Par ailleurs, Mouallem a indiqué que la Syrie «avait notifié tous les pays du monde que si Israël menait une nouvelle agression contre la Syrie, la riposte serait immédiate».

Interrogé sur le point de savoir pourquoi son pays n'avait pas riposté la première fois, il a répondu: «Nos forces armées ont repris l'initiative sur le terrain. Toute agression israélienne connaîtra une riposte de notre part. Elle sera proportionnelle à l'attaque et aux armes utilisées.» Israël a mené début mai deux raids aériens sur des cibles militaires près de la capitale syrienne, disant vouloir empêcher un transfert d'armes au Hezbollah, mouvement chiite libanais proche de Damas et ennemi juré d'Israël.