Pas de libération pour les otages des Farc

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L'espoir d'une libération pacifique de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et des cinquante-sept otages détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) s'amenuise. « La seule voie qui subsiste est la libération par des moyens militaires des otages », a affirmé vendredi Alvaro Uribe, le président colombien, dans un discours à la nation. A l'origine de sa décision, l'attentat perpétré jeudi contre le principal complexe militaire du pays, que le chef de l'Etat colombien attribue aux Farc. Les choses semblaient pourtant bien parties. Le 27 septembre, Alvaro Uribe avait fait un premier pas en acceptant de démilitariser les deux municipalités du sud-ouest de la Colombie, en échange de la libération des cinquante-huit otages détenus par la guérilla. Mais l'attentat de jeudi semble avoir tout remis en cause. Pour les familles des otages, la perspective d'une libération par la force est une catastrophe. Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, a qualifié cette solution de « bombe qui condamne à mort les otages ».