Maurice Leroy: «Il y a beaucoup de fantasmes sur le Qatar depuis l'achat du PSG»

INTERVIEW Maurice Leroy, président du groupe France - Qatar, participe au 13e forum de Doha...

Propos recueillis par Alexandre Sulzer

— 

Le porte-parole du Nouveau Centre Maurice Leroy a déclaré mardi que Jean-Louis Borloo, qui a "une vraie fibre sociale", serait "un bon choix" pour remplacer François Fillon à Matignon.
Le porte-parole du Nouveau Centre Maurice Leroy a déclaré mardi que Jean-Louis Borloo, qui a "une vraie fibre sociale", serait "un bon choix" pour remplacer François Fillon à Matignon. — Jean-Pierre Clatot AFP

Alors que le Qatar fait couler beaucoup d’encre en France sur ses investissements massifs et sa diplomatie offensive, plusieurs dizaines de parlementaires participent de lundi à mercredi au 13e Forum de Doha. Parmi eux, le député (UDI) Maurice Leroy, président du groupe d’amitié parlementaire France-Qatar. Sur place, il a répondu à 20 Minutes.

Le Qatar fait polémique. Qu’en pensez-vous?

Je n’ai pas d’avis à donner. Je n’aime pas les polémiques quelles qu’elles soient. Sur le Qatar, il y a en tous les cas beaucoup de fantasmes depuis l’achat du PSG. Sans les fonds investis dans ce club, on n’en parlerait pas. Ce n’est pas le premier Forum de Doha et avant le rachat du Paris Saint-Germain, aucun journaliste français ne venait ici. On parle beaucoup des investissements qataris, mais les Etats-Unis, c’est huit fois plus!

Mais ce qui crée le trouble est le soutien du Qatar aux groupes islamistes dans plusieurs pays

Moi, Maurice Leroy, je n’en sais rien, je ne suis pas aux services secrets. François Fillon, Hubert Védrine [ancien ministre des Affaires étrangères] sont venus, Elisabeth Guiguou [qui dirige la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale] a décidé d’envoyer des députés. Or, ils ont plus d’infos que moi…

Il a été dit que des députés ont hésité avant de venir, «Qatar bashing» oblige. Est-ce vrai?

Jamais de la vie, c’est une ânerie. Beaucoup plus de députés voulaient venir mais un groupe d’amitié ne peut pas envoyer dans un pays étranger plus de sept de ses membres. C’est réglementé. Par ailleurs, pour la première fois, la commission des Affaires étrangères a décidé d’envoyer une délégation de huit députés à Doha. Je m’en réjouis.