Le nouveau pouvoir thaïlandais est aux aguets

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Un mois après le putsch, le nouveau pouvoir en Thaïlande reste sur ses gardes. Il redoute la menace potentielle que représenterait encore le Premier ministre déchu, Thaksin Shinawatra, réfugié à Londres, tout en essayant, non sans difficulté, d'améliorer l'image internationale d'un royaume en crise. Pour l'heure, les nouvelles autorités multiplient les efforts de réconciliation nationale. Mais, en dépit d'appels pressants des Etats-Unis et de l'Union européenne, la junte militaire refuse toujours de lever la loi martiale. Celle-ci restreint les libertés publiques et met en péril « le petit état de grâce » dont elle bénéficie parmi la population, estiment pourtant des diplomates occidentaux. Signe des incertitudes, un ministre a indiqué cette semaine que le processus de transition, censé durer jusqu'à des élections promises pour octobre 2007, pourrait se prolonger jusqu'au début de 2008 en raison du lent processus d'élaboration d'une nouvelle Constitution.