Bulgarie : socialisme contre fascisme

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De hauts responsables, accusés de malversations et de prévarication, commencent à être mis en détention préventive en Bulgarie alors que l'Union européenne exige de Sofia un combat sans faiblesse contre la corruption pour entrer en 2007 dans l'Union.
De hauts responsables, accusés de malversations et de prévarication, commencent à être mis en détention préventive en Bulgarie alors que l'Union européenne exige de Sofia un combat sans faiblesse contre la corruption pour entrer en 2007 dans l'Union. — Aris Messinis AFP/Archives

La xénophobie est en embuscade en Bulgarie. Le premier tour de l'élection présidentielle qui se tient dimanche pourrait bien voir l'actuel chef de l'Etat socialiste, Gueorgui Parvanov, mis en ballottage face au candidat d'extrême droite, Volen Siderov. Le président du parti Ataka (attaque) s'est imposé comme la quatrième force du pays lors des élections législatives de 2005. Depuis, son discours anti-Roms et anti-turcs (18 % de la population), antisémite et largement anti-occidental n'a cessé de gagner du terrain au sein de la population.

Les Bulgares (6,7 millions d'habitants), pourtant peu réceptifs à ce type de discours et majoritairement proeuropéens, vivent assez mal le virage économique de leur pays imposé, entre autres, par les critères d'adhésion à l'Union européenne (UE). Néanmoins, les dernières enquêtes d'opinion créditaient le socialiste Gueorgui Parvanov de 42 % des suffrages. « Alors que jusqu'à présent les électeurs ont toujours sanctionné les sortants, Gueorgui Parvanov a toutes les chances de devenir le premier homme politique à être réélu pour un nouveau mandat de quatre ans à la magistrature suprême », affirme même l'analyste politique de l'agence Mediana, Kolyo Kolev.

La Bulgarie intégrera l'UE le 1er janvier 2007. Le système judiciaire, la sécurité alimentaire et aérienne restent sous le contrôle de la Commission européenne.