Le pape défend l'éthique devant 200.000 personnes place Saint-Pierre

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Le pape François a défendu samedi la valeur de l'éthique dans la vie publique devant quelque 200.000 membres de mouvements religieux réunis place Saint-Pierre pour une rencontre organisée par le nouveau "ministère" pour la "Nouvelle évangélisation".
Le pape François a défendu samedi la valeur de l'éthique dans la vie publique devant quelque 200.000 membres de mouvements religieux réunis place Saint-Pierre pour une rencontre organisée par le nouveau "ministère" pour la "Nouvelle évangélisation". — Vincenzo Pinto AFP

Le pape François a défendu samedi la valeur de l'éthique dans la vie publique devant quelque 200.000 membres de mouvements religieux réunis place Saint-Pierre pour une rencontre organisée par le nouveau «ministère» pour la «Nouvelle évangélisation».

«Nous assistons à une crise de l'homme, qui détruit l'homme», a déclaré le pape, qui à son arrivée a traversé à bord d'une jeep la foule des fidèles rassemblés place Saint-Pierre et Via della Conciliazione, la grande avenue qui mène jusqu'au Tibre.

«Dans la vie publique, politique, s'il n'y a pas d'éthique, tout est possible (...) Nous lisons dans les journaux comment le manque d'éthique dans la vie publique fait tant de mal à l'humanité toute entière», a-t-il affirmé.

Le pape a aussi critiqué le primat des banques sur les familles: «Les investissements où les banques chutent, c'est une tragédie, si les familles vont mal et n'ont pas à manger, alors ça ne fait rien: c'est cela notre crise d'aujourd'hui».

«L'Eglise pauvre pour les pauvres va contre cette mentalité», a-t-il ajouté.

150 «réalités ecclésiales» - «Focolari», «Communion et Libération», «Chemin néo-catéchuménal», «Légionnaires du Christ», «Emmnanuel»... - venues des cinq continents ont participé à cette grande rencontre de Pentecôte, organisée dans le cadre de «l'Année de la foi» par le nouveau «ministère» pour la «Nouvelle évangélisation», créé en 2010 par Benoît XVI.

Le pape a répondu directement à quatre questions posées par des fidèles.

Ce rassemblement, à l'occasion de la Pentecôte, fête de l'Esprit Saint, était prévu avant la démission de Joseph Ratzinger et a été maintenu par Jorge Bergoglio.

Mgr Salvatore Fisichella, qui dirige le «ministère de la Nouvelle évangélisation», a défini les mouvements ecclésiaux comme «un des fruits les plus évidents» du Concile Vatican II (1962/65).

Très dynamiques, ces mouvements ont été parfois perçus comme une concurrence à la paroisse traditionnelle en crise.

Dimanche, le pape doit célébrer en présence des participants à cette rencontre la messe de Pentecôte sur le parvis de la basilique Saint-Pierre.