Attentat de Boston: Le Congrès veut comprendre pourquoi «le système a failli»

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Mauvaise circulation de l'information, manque de coopération entre les services du renseignement et la police: près d'un mois après l'attentat meurtrier du marathon de Boston, le Congrès américain a tenté de comprendre jeudi pourquoi "le système a failli".
Mauvaise circulation de l'information, manque de coopération entre les services du renseignement et la police: près d'un mois après l'attentat meurtrier du marathon de Boston, le Congrès américain a tenté de comprendre jeudi pourquoi "le système a failli". — FBI

Mauvaise circulation de l'information, manque de coopération entre les services du renseignement et la police: près d'un mois après l'attentat meurtrier du marathon de Boston, le Congrès américain a tenté de comprendre jeudi pourquoi «le système a failli». Sous le feu des questions d'élus avides d'alimenter leur enquête sur l'attaque terroriste du 15 avril, le chef de la police de Boston Edward Davis a reconnu, le premier, le manque de coopération entre les différents services de police.

Il a admis n'avoir appris l'existence des frères Tsarnaev, accusés d'avoir perpétré l'attentat, que 48 heures après les explosions, qui ont fait trois morts et plus de 260 blessés sur la ligne d'arrivée du marathon de Boston. Pourtant, une enquête du FBI, alerté par les services de renseignement russes, avait été ouverte puis refermée sur l'aîné des deux Tchétchènes, Tamerlan Tsarnaev. Décédé dans une course-poursuite avec la police, ce dernier a finalement été enterré, a annoncé jeudi la police, après que la ville de Cambridge, où il vivait, eut notamment refusé de l'inhumer.

Pour Michael McCaul, il y a eu dysfonctionnement

Davis a admis qu'il n'avait été informé, avant les attaques du 15 avril, ni de la radicalisation de Tamerlan Tsarnaev, ni de son voyage en Tchétchénie, ni de ses activités sur internet, où il postait des vidéos de propagande islamiste. «Le vendredi matin (19 avril), nous avons commencé à avoir des informations sur l'identité des individus», a semblé regretter Ed Davis, interrogé par les élus de la commission sur la sécurité nationale de la Chambre des représentants.

Egalement sur le gril, le directeur de la sécurité intérieure du Massachusetts, Kurt Schwartz, a reconnu qu'«aucun membre de la police de l'Etat du Massachusetts ni du centre de synthèse (des renseignements) n'avait entendu parler des frères Tsarnaev, avant l'attentat». Pour le président de la commission, Michael McCaul, qui a ouvert une enquête parlementaire, il y a eu dysfonctionnement. «Je crains que les auteurs de l'attentat de Boston aient réussi parce que notre système a failli». Ce Républicain du Texas s'est dit «très troublé» que les policiers «fédéraux aient eu des informations mais ne les aient pas partagées avec la police locale».