Damas salue le fragile rapprochement américano-russe

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Damas a salué jeudi le rapprochement américano-russe sur la Syrie en se disant confiant en la fermeté de la position de Moscou, le secrétaire d'Etat américain John Kerry insistant cependant sur un départ négocié du président Bachar al-Assad.
Damas a salué jeudi le rapprochement américano-russe sur la Syrie en se disant confiant en la fermeté de la position de Moscou, le secrétaire d'Etat américain John Kerry insistant cependant sur un départ négocié du président Bachar al-Assad. — Mladen Antonov POOL

Damas a salué jeudi le rapprochement américano-russe sur la Syrie en se disant confiant en la fermeté de la position de Moscou, le secrétaire d'Etat américain John Kerry insistant cependant sur un départ négocié du président Bachar al-Assad. «Le ministère des Affaires étrangères salue le rapprochement américano-russe, et est persuadé de la constance de la position russe basée sur la charte de l'ONU et les règles de la loi internationale», a annoncé la télévision publique syrienne.

Pour Damas, les Etats-Unis doivent encore prouver leur «crédibilité» en s'efforçant de convaincre leurs alliés de «faire cesser les violences et le terrorisme», selon le ministère. La Russie et les Etats-Unis, opposés sur le dossier syrien, ont annoncé mardi un accord sur les bases de la réunion de Genève de juin 2012, qui avait appelé à un arrêt des combats et à une transition démocratique sans préciser le sort d'Assad.

«Seul le peuple syrien décidera de son avenir», dit le ministère syrien

Mais l'opposition a répété mercredi qu'elle considérait le départ du président syrien comme un préalable à toute discussion, portant un coup dur à l'appel américano-russe. Et le secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui s'était montré nettement plus évasif sur le sujet mardi à Moscou, a réaffirmé jeudi à Rome la position de Washington sur la nécessité d'un départ d'Assad.

«Pour nous (...) le président (Bachar al-Assad) ne participera pas à un gouvernement de transition», a-t-il déclaré. «Seul le peuple syrien décidera de son avenir et du système constitutionnel de son pays, sans aucune interférence étrangère», a répliqué le ministère syrien cité par la télévision.

Malgré ce désaccord de fond, Kerry a assuré que les préparatifs en vue d'une conférence internationale pour trouver une solution au conflit se poursuivaient, faisant état d'une «réponse très positive» de la part de ses interlocuteurs. La conférence pourrait se tenir d'ici à fin mai, peut-être une nouvelle fois à Genève.