Roms, Bulgares et Français déclarés personae non gratae par la droite populiste norvégienne

IMMIGRATION Per Sandberg, député de la droite populiste norvégienne a suggéré des mesures anti-immigration à l'encontre des Roms, Bulgares et Français...

20 Minutes avec AFP
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Drapeau de la Norvège (illustration).
Drapeau de la Norvège (illustration). — I.Zehl/AP/SIPA

Per Sandberg, numéro deux du parti du Progrès (FrP), formation anti-immigration et première force d'opposition au Parlement, a appelé à fermer les frontières du royaume aux groupes organisés de Roms, de Bulgares et de Français qu'il juge notoirement criminels.

«La police peut (sur la base d'une disposition législative existante) stopper aux frontières les groupes organisés de Roms, de Bulgares ou de Français car on sait d'expérience que ces personnes troublent l'ordre public et il est aussi prouvé qu'un bon nombre se livrent à des activités criminelles», a notamment estimé Per Sandberg.

Débat sur une loi anti-mendicité 

Le député a ainsi suggéré «trois mesures immédiates pour arrêter le flot de mendicité et de criminalité» dans un texte mis en ligne jeudi dernier. En pleine campagne pour les élections législatives de septembre prochain où le FrP a de bonnes chances d’accéder au pouvoir au sein d’une coalition avec le parti conservateur d’après les derniers sondages, le débat sur la possible interdiction de la mendicité secoue la Norvège.
Selon des médias norvégiens, le texte de Per Sandberg ne visait initialement que les Roms mais, afin de ne pas paraître trop stigmatisant à l'encontre de ces derniers, Français et Bulgares ont ensuite été ajoutés à la liste des indésirables.
Contactée par l'AFP, l'ambassade de France à Oslo n'a pas souhaité s'exprimer sur la teneur des propos de l'élu.