Les forces tunisiennes traquent une cinquantaine de jihadistes armés

© 2013 AFP

— 

Les forces tunisiennes sont engagées mercredi dans des combats avec un groupe d'une cinquantaine de jihadistes armés retranchés sur le mont Chaambi (Ouest), a indiqué à l'AFP un source sécuritaire sur le terrain des opérations.
Les forces tunisiennes sont engagées mercredi dans des combats avec un groupe d'une cinquantaine de jihadistes armés retranchés sur le mont Chaambi (Ouest), a indiqué à l'AFP un source sécuritaire sur le terrain des opérations. — Fethi Belaid AFP

Les forces tunisiennes traquaient mercredi un groupe d'une cinquantaine de jihadistes aguerris retranchés sur le mont Chaambi, près de la frontière algérienne, une opération sans précédent depuis la révolution de janvier 2011. «Le groupe est composé de plus d'une cinquantaine de salafistes jihadistes», a indiqué une source sécuritaire, précisant qu'ils étaient bien armés et que certains seraient des vétérans islamistes revenus du Nord Mali.

Les forces tunisiennes tentent depuis décembre de démanteler ce groupe, composé à l'origine de onze combattants, et considéré comme responsable d'une attaque qui a coûté la vie à un agent la Garde nationale à Bou Chebka, poste frontalier avec l'Algérie. «Ils ont ensuite recruté des jeunes (du chef-lieu régional) de Kasserine et des hommes revenus du Mali», a affirmé la source qui n'a pas précisé l'origine de ces informations.

Un porte-parole de l'armée, le colonel Mokhtar Ben Naceur, a indiqué mercredi à l'agence officielle TAP que les tirs nourris entendus notamment par un journaliste de l'AFP à la mi-journée étaient liés à des opérations de déminage, mais que les jihadistes n'avaient pas été engagés militairement pour le moment. «Les opérations de ratissage continuent avec usage d'armes légères et de tirs d'obus à distance à des fins de déminage», a-t-il dit, précisant que les troupes doivent couvrir une zone «topographique difficile» de 100 km2 dont 60 km2 de forêt.

Les autorités ont fait état d'une dizaine de militaires et gendarmes blessés lundi et mardi, dont certains ont perdu des membres, par des mines disposées par les islamistes armés. Selon la source interrogée par l'AFP, le groupe est commandé par un Algérien et deux Tunisiens originaires de Kasserine. «On a trouvé hier (mardi) des grenades, des engins explosifs de type militaire et artisanal, de la documentation sur la fabrication d'engins artisanaux, des documents codés, des cartes géographiques et des téléphones mobiles ayant servi à passer des appels vers l'étranger», a détaillé la source.