Italie: Les épreuves du gouvernement

ITALIE Le nouveau cabinet d'Enrico Letta doit obtenir un vote de confiance du Parlement...

Armelle Le Goff (avec Reuters)

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Enrico Letta (à g.), avec le président Giorgio Napolitano, lors de l'investiture.
Enrico Letta (à g.), avec le président Giorgio Napolitano, lors de l'investiture. — P. Giandotti / AP / Sipa

A peine composé, déjà soumis au vote des élus du peuple. Le cabinet d'Enrico Letta, savant dosage entre les partis de droite et de gauche, va devoir obtenir le vote de confiance des deux chambres du Parlement italien ce lundi. Il n'est donc pas certain que la troisième puissance de la zone euro réussisse à sortir de l'impasse politique qu'elle traverse depuis les élections législatives de février 2013.

Discorde au sujet de la taxe sur les résidences principales

Car le président du groupe du Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi, Renato Brunetta, a répété dimanche que sa formation ne voterait pas la confiance si Letta ne supprimait pas la taxe sur les résidences principales réintroduite par le gouvernement de Mario Monti en 2012. Or la suppression de cet impôt risque d'entraîner un manque à gagner pour l'Etat de huit milliards d'euros. Comme nombre de pays de la zone euro, le gouvernement italien applique les règles d'austérité économique imposées par l'Union européenne. Une politique qui suscite un profond mécontentement de la population et s'est traduite par le vote pour le Mouvement Cinq Etoiles de Beppe Grillo, qui, bien qu'il ait remporté les élections, a choisi de ne pas participer au gouvernement.