L'Italie dans l'attente d'un chef de gouvernement

avec AFP

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Le président italien Giorgio Napolitano s'apprête à dévoiler mercredi le nom du président du Conseil qui devra former un gouvernement alliant centre gauche et centre droit pour sortir le pays d'une crise politique qui perdure depuis deux mois.
Le président italien Giorgio Napolitano s'apprête à dévoiler mercredi le nom du président du Conseil qui devra former un gouvernement alliant centre gauche et centre droit pour sortir le pays d'une crise politique qui perdure depuis deux mois. — Andreas Solaro AFP

Le président italien Giorgio Napolitano s'apprête à dévoiler ce mercredi le nom du président du Conseil qui devra former un gouvernement alliant centre gauche et centre droit pour sortir le pays d'une crise politique qui perdure depuis deux mois.

Deux personnalités politiques partent favorites: l'ex-socialiste très modéré Giuliano Amato, 74 ans, et le numéro du Parti démocrate (PD), Enrico Letta, 46 ans, dont la cote est remontée à toute allure mercredi matin, les médias italiens le donnant gagnant selon «des sources parlementaires».

Le premier, deux fois chef du gouvernement, est proche du président Napolitano. Selon la Repubblica (gauche), ce dernier aurait reconnu, lors de ses consultations éclair de la veille, que Giuliano Amato ne serait pas vraiment «un vent de nouveauté». Mais «il faut un chef du gouvernement de grande expérience et efficace», aurait-il confié.

Pas de majorité pour gouverner seul

Plus jeune, Enrico Letta, homme d'appareil du centre gauche, conduisait la délégation de son parti au Quirinal, siège de la présidence. Il est par ailleurs le neveu de Gianni Letta, l'homme de confiance de Silvio Berlusconi, ce qui pourrait faciliter les passerelles entre les grandes formations politiques, même s'il n'a pas épargné le Cavaliere de ses critiques.

Car le vieux chef d'Etat, réélu à la demande générale pour sortir la troisième économie de la zone euro de l'impasse, a clairement indiqué la voie à suivre: un gouvernement qui rassemble les principales composantes du Parlement, aucun parti n'ayant une majorité suffisante pour gouverner seul.

Jusqu'ici, la gauche, arrivée en tête, se refusait à un accord avec le clan de son ennemi juré, Silvio Berlusconi, préférant rechercher un accord avec le mouvement de l'ex-comique Beppe Grillo qui lui a claqué la porte au nez à plusieurs reprises.