La libération annoncée de deux évêques syriens démentie

Avec Reuters

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Les deux évêques orthodoxes syriens enlevés lundi dans la province d'Alep (nord) sont toujours aux mains de leurs ravisseurs, a-t-on appris ce mercredi auprès de dignitaires religieux à Alep et Damas qui ont démenti l'annonce de leur libération.

Mgr Yohanna Ibrahim, évêque syriaque orthodoxe d'Alep, et Mgr Paul Yazigi, évêque de l'Eglise orthodoxe grecque de la même ville, ont été enlevés lundi alors qu'ils se rendaient près de la frontière turque. Mardi, un responsable de l'archidiocèse syriaque d'Alep avait annoncé leur remise en liberté. Mais il a été démenti par un responsable du patriarcat orthodoxe grec de Damas ainsi que par un autre membre de l'archidiocèse syriaque d'Alep.

Leur enlèvement a été attribué par les autorités syriennes à un «groupe terroriste». Les rebelles syriens ont déclaré qu'ils n'étaient pas à l'origine de l'enlèvement des deux prélats, qui venaient de mener une mission humanitaire visant à obtenir la libération de deux prêtres kidnappés le mois dernier.

C'est la première fois que des dignitaires de l'Eglise sont enlevés au cours des combats qui opposent les rebelles aux forces du régime syrien. Le chauffeur qui accompagnait les deux évêques a été tué et une quatrième personne a réussi à prendre la fuite.