Lettres empoisonnées: Le suspect libéré, nouvelle alerte non confirmée

TERRORISME Une nouvelle alerte à la ricine a eu lieu sur une base militaire mais des analyses supplémentaires seront nécessaires...

Avec Reuters

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La base militaire d'Anacostia-Bollin, à Washington, aux Etats-Unis, le 17 avril 2013.
La base militaire d'Anacostia-Bollin, à Washington, aux Etats-Unis, le 17 avril 2013. — AP Photo/Alex Brandon

Les analyses effectuées après la découverte, mardi, de courrier suspect sur une base militaire américaine de Washington n'ont rien révélé d'anormal, a fait savoir la Defence Intelligence Agency (DIA), une agence de renseignement du Pentagone.

L'enquête n'est toutefois terminée, souligne-t-elle. Des échantillons ont été confiés au FBI et d'autres analyses vont être effectuées. Le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, avait auparavant laissé entendre qu'il s'agissait de ricine, poison décelé dans des lettres adressées la semaine dernière au président Barack Obama et au sénateur républicain du Mississippi Roger Wicker.

Le suspect libéré

Paul Kevin Curtis, un habitant du Mississippi inculpé jeudi dernier pour l'envoi de ces premières lettres, a été libéré sous caution et les charges ont par la suite été abandonnées. Dans le document ordonnant l'abandon des charges, le parquet indique sans plus de précision que «l'enquête en cours a révélé de nouvelles informations».

Les trois lettres, dont deux au moins contenaient des traces de ricine, un poison violent, et la troisième une substance granuleuse, ont été envoyées au sénateur républicain Roger Wicker, à la Maison blanche et à une magistrate de l'Etat du Mississippi, Sadie Holland, a précisé le FBI.

Elles portaient les initiales «KC» et les enveloppes étaient frappées du cachet de la poste de Memphis, dans le Tennessee, avec la date du 8 avril.

Paul Kevin Curtis, lui, affirme qu'il ne connaissait même pas le mot «ricine» et qu'il a cru que les enquêteurs parlaient de «riz» (rice, en VO).