L'Espagne annonce l'arrestation de deux membres présumés d'Al-Qaida

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L'Espagne a annoncé mardi l'arrestation de deux militants présumés d'Al-Qaïda, présentés comme des "loups solitaires" qui auraient été approchés via Internet par des responsables de la branche maghrébine du réseau au Mali.
L'Espagne a annoncé mardi l'arrestation de deux militants présumés d'Al-Qaïda, présentés comme des "loups solitaires" qui auraient été approchés via Internet par des responsables de la branche maghrébine du réseau au Mali. — Fadel Senna AFP

L'Espagne a annoncé mardi l'arrestation de deux militants présumés d'Al-Qaida, présentés comme des «loups solitaires» qui auraient été approchés via Internet par des responsables de la branche maghrébine du réseau au Mali.

Les deux suspects, l'un d'origine marocaine, l'autre d'origine algérienne, ont été arrêtés mardi à Saragosse, dans le nord de l'Espagne, et à Murcie, dans le sud-est, au terme d'une enquête menée depuis plus d'un an par la police espagnole, en coopération avec les polices française et marocaine.

«Leur profil correspond à celui que nous pourrions qualifier de 'loup solitaire'», a expliqué le ministre de l'Intérieur, Jorge Fernandez-Diaz, «comme le fut Merah en France ou comme les deux Tchétchènes auteurs des attentats de Boston».

Les deux hommes «sont soupçonnés d'avoir fait partie d'une cellule radicale jihadiste appartenant à Aqmi» ou Al-Qaïda au Maghreb islamique, a indiqué le ministre, ajoutant que les services de renseignement espagnols avaient «coopéré de manière très étroite avec ceux d'autres pays» dans cette enquête.

«La menace est globale», a-t-il souligné. «La menace en Espagne n'est pas plus importante qu'ailleurs. Nous avons une menace commune. La réponse doit être commune».

Les deux hommes, qui doivent comparaître jeudi au tribunal de l'Audience nationale à Madrid, chargé des affaires de terrorisme, ont été présentés par une source judiciaire comme des militants qui «se seraient radicalisés ces derniers temps, accédant à des sites radicaux jihadistes».

Selon cette source, «il n'existe pas pour le moment d'éléments permettant de dire qu'ils appartiendraient à une cellule d'Al-Qaida, sans préjuger de faits nouveaux qui pourraient apparaître».