Syrie: Inquiétude pour deux évêques enlevés, bataille acharnée à Homs

© 2013 AFP

— 

Malgré les appels insistants de la Coalition, Européens comme Américains hésitent à fournir des armes lourdes qui permettraient aux rebelles de lutter contre les attaques aériennes de Damas.
Malgré les appels insistants de la Coalition, Européens comme Américains hésitent à fournir des armes lourdes qui permettraient aux rebelles de lutter contre les attaques aériennes de Damas. — Miguel Medina AFP

Le sort de deux évêques enlevés en Syrie suscitait mardi l'inquiétude internationale, au moment où de nouveaux combats acharnés opposaient les rebelles à l'armée et le Hezbollah libanais dans la région centrale de Homs.

Dans le même temps, un responsable du renseignement militaire israélien a accusé le régime du président syrien Bachar al-Assad d'«utiliser des armes chimiques», probablement du sarin, dans sa guerre contre les rebelles qui a fait plus de 70.000 morts en deux ans selon l'ONU.

Après le rapt de Yohanna Ibrahim, chef du diocèse syriaque orthodoxe d'Alep et de Boulos Yaziji, chef du diocèse grec orthodoxe de la ville, le président par intérim de l'opposition syrienne, George Sabra, a assuré qu'il ferait tout ce qu'il est en son pouvoir pour tenter de les retrouver et les libérer, lors d'un entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie grecque.

Selon des sources au sein des diocèses concernés et le ministère syrien du Waqf en charge des Affaires religieuses, les ravisseurs seraient des «jihadistes tchétchènes» qui ont intercepté la voiture des deux prélats dans la région d'Alep.

Ils ont fait descendre le chauffeur, tué par la suite d'une balle, et une autre personne, selon une source du diocèse grec orthodoxe. «Selon cette personne-là, les ravisseurs parlaient en arabe littéraire et avaient l'air d'étrangers. Ils lui ont dit qu'ils étaient des jihadistes tchétchènes».

Les chrétiens (5% de la population syrienne) se sont tenus globalement à l'écart des violences depuis le début du conflit.

Le Vatican a annoncé que le pape François priait pour la libération des deux évêques orthodoxes, tandis que l'Église orthodoxe russe a appelé la communauté mondiale à «s'unir» pour les retrouver «le plus vite possible». Le Premier ministre grec Antonis Samaras est pour sa part en «contact constant» avec le chef spirituel de l'église orthodoxe Bartholomée à Istanbul.