Afghanistan: Négociations avec les talibans pour libérer les otages étrangers

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Des chefs de tribus négociaient mardi avec les insurgés talibans la libération des victimes du plus important enlèvement d'étrangers au cours des six dernières années en Afghanistan, ont indiqué des responsables.
Des chefs de tribus négociaient mardi avec les insurgés talibans la libération des victimes du plus important enlèvement d'étrangers au cours des six dernières années en Afghanistan, ont indiqué des responsables. — Munir Uz Zaman AFP

Des chefs de tribus négocient mardi avec les insurgés talibans la libération des victimes du plus important enlèvement d'étrangers au cours des six dernières années en Afghanistan, ont indiqué des responsables.

Dix étrangers - huit Turcs, un Russe, un Kirghiz - et un Afghan ont été capturés tard dimanche soir par les talibans après l'atterrissage d'urgence de leur hélicoptère civil Mi-8 dans la province du Logar, un bastion des insurgés situé au sud de la capitale Kaboul, ont indiqué des sources diplomatiques.

Au sol, l'équipage et les passagers ont été capturés par les talibans. «Ils n'ont aucun problème de santé et se portent bien», a dit mardi à l'AFP le porte-parole des insurgés, Zabihullah Mujahid.

La direction des talibans doit encore «décider» du sort de ces otages, a ajouté ce responsable de la rébellion qui souhaite revenir au pouvoir à Kaboul après le retrait de l'essentiel des forces de l'Otan à la fin de 2014.

Des pourparlers entre des chefs de tribus locaux et les talibans «ont fait des progrès», a dit Din Mohammad Darvish, porte-parole du gouvernement de la province du Logar. «Nous sommes optimistes quant à un dénouement heureux... mais il est trop tôt pour dire quand les prisonniers vont être relâchés», a-t-il ajouté.

Abdul Wali Wakil, le chef du Conseil provincial, a confirmé à l'AFP la tenue de négociations entre chefs traditionnels et les insurgés et précisé qu'un des otages, un Turc, avait reçu des médicaments via les négociateurs car il semble souffrir de problèmes cardiaques.

Les talibans ont affirmé que les otages avaient été transportés dans un «lieu sûr», en Afghanistan, mais des craintes demeuraient mardi sur un éventuel transfert des victimes dans les zones tribales pakistanaises voisines, un repaire des insurgés et d'autres groupes liés à Al-Qaida.