Diplomatie: Edorgan affirme maintenir sa visite à Gaza, malgré Kerry

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Le Premier ministre islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé mardi maintenir une visite prévue pour la fin du mois de mai à Gaza, en dépit d'une déclaration du secrétaire d'Etat américain John Kerry demandant le report de ce déplacement.
Le Premier ministre islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé mardi maintenir une visite prévue pour la fin du mois de mai à Gaza, en dépit d'une déclaration du secrétaire d'Etat américain John Kerry demandant le report de ce déplacement. — Adem Altan AFP

Le Premier ministre islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé mardi maintenir une visite prévue pour la fin du mois de mai à Gaza, en dépit d'une déclaration du secrétaire d'Etat américain John Kerry demandant le report de ce déplacement.

«Il n'est pas question de différer cette visite», a dit Recep Tayyip Erdogan à des journalistes à Ankara, cité par les chaînes d'information NTV et CNN-Türk.

Le chef du gouvernement turc a précisé que la date de cette visite, programmée pour la fin mai, serait fixée après sa visite à Washington où il doit être reçu le 16 mai par le président américain Barack Obama à la Maison Blanche.

Ce projet a suscité l'hostilité du président palestinien Mahmoud Abbas, dont le Fatah est le rival du Hamas, et l'embarras des Etats-Unis, qui ont fait de la réconciliation turco-israélienne une de leurs cartes pour tenter de relancer le processus de paix moribond au Proche-Orient.

En visite à Istanbul lors du week-end, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a conseillé au chef du gouvernement turc de reporter son projet de visiter Gaza, gouverné par le mouvement islamiste palestinien Hamas, en attendant des circonstances plus «favorables».

Recep Tayyip Erdogan a clairement exprimé son mécontentement mardi à propos de cette déclaration: «Cela n'a pas été correct. On aurait espéré qu'il n'ait pas tenu ces propos».

La veille, le porte-parole du gouvernement, Bülent Arinç avait également critiqué John Kerry.

«C'est à notre gouvernement de décider où et quand notre Premier ministre ou un responsable turc se déplacent», a affirmé Arinç devant la presse au terme d'une réunion du cabinet.