Giorgio Napolitano entame ses consultations pour former un gouvernement

Avec Reuters

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A peine réélu au Quirinal, Giorgio Napolitano a entamé ce mardi ses consultations dans l'espoir de désigner le plus rapidement possible un nouveau président du Conseil et sortir ainsi l'Italie de l'impasse dans laquelle elle a été plongée par le résultat des élections législatives en février.

Après avoir exprimé son impatience lundi, en appelant les différents partis politiques à faire preuve de responsabilité, le président italien a commencé à recevoir à 10h30 les présidents de tous les groupes parlementaires à la chambre des députés et au sénat. Ces consultations, qui n'excéderont pas 30 minutes par personne et auxquelles les chefs de partis n'ont pas été conviés, doivent prendre fin avec une dernière réunion à 18h30.

Profondes divisions

Réélu contre son gré, Giorgio Napolitano, 87 ans, a d'ores et déjà menacé de démissionner s'il se heurte de nouveau à la «surdité» des partis politiques et espère semble-t-il annoncer la formation d'un gouvernement à la fin de la journée.

Le nom de l'ancien président du Conseil de centre gauche Giuliano Amato, 75 ans, est le plus souvent cité pour diriger un nouveau cabinet mélangeant technocrates et responsables issus des partis traditionnels. Mais la stabilité de ce gouvernement, s'il voit le jour, sera menacée par les profondes divisions qui minent le Parti démocrate (PD) de centre gauche, majoritaire à la Chambre des députés mais aujourd'hui proche de l'implosion.

Son chef de file, Pier Luigi Bersani, a démissionné de ses fonctions de secrétaire après le rejet par une partie des élus démocrates de ses deux candidats à la présidence, Franco Marini et Romano Prodi, qui a abouti à la réélection de Giorgio Napolitano.

Ces dissensions à gauche ont renforcé la main de Silvio Berlusconi, dont la formation (PDL, Peuple de la liberté) est donnée gagnante avec ses alliés en cas d'élections anticipées. «Il Cavaliere» plaide depuis les élections pour la formation d'un «governissimo» réunissant la gauche et la droite et pour un abandon des politiques d'austérité mises en place par le président du Conseil sortant, Mario Monti.