L'armée malienne mise en doute

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Lundi soir à Paris, les députés de l'Assemblée nationale ont voté sans surprise la prolongation de l'opération Serval par 342 voix (0 voix contre). Entamée le 11 janvier, l'intervention au Mali a mobilisé 4 500 soldats au plus fort des combats. Depuis le début du désengagement mi-avril, 500 soldats sont déjà rentrés en France. L'objectif fixé par François Hollande est de ramener le contingent français au Mali à 2 000 hommes en juillet et à un millier à la fin 2013. « Aujourd'hui, les progrès réalisés sur le terrain nous permettent d'entrer dans la dernière phase de l'opération Serval. Le moment est bientôt venu, en effet, de passer le relais à nos amis Africains », a lancé le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, à l'Assemblée, lundi, alors qu'un colonel français, en mission au Mali, doute des capacités de l'armée malienne. « C'est une armée qui vit au jour le jour. Nous avons aussi constaté un manque évident de formation. Au Mali, il n'y a pas d'école d'application pour se spécialiser dans la transmission, l'artillerie, l'infanterie ou la cavalerie », décrit Bruno Heluin, de la 9e brigade d'infanterie de marine.