Otages au Cameroun: La famille française a été libérée

MONDE François Hollande a confirmé ce vendredi la nouvelle de la libération des sept membres de la famille Moulin-Fournier...

Maud Pierron, Corentin Chauvel et Anne-Laëtitia Béraud

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Les anciens otages Tanguy Moulin-Fournier, son épouse Albane et son frère Cyril posent à l'ambassade de France à Yaoundé (Cameroun), le 19 avril 2013.
Les anciens otages Tanguy Moulin-Fournier, son épouse Albane et son frère Cyril posent à l'ambassade de France à Yaoundé (Cameroun), le 19 avril 2013. — REINNIER KAZE/AFP PHOTO
Les sept membres de la famille Moulin-Fournier, qui avait été enlevée au Cameroun le 19 février, a été libérée ce vendredi, annonce RFI, citant les autorités camerounaises. L'information a été confirmée en milieu de matinée par François Hollande, qui a accueilli la nouvelle avec «un immense soulagement et une grande joie». 
 
Dans un communiqué, François Hollande précise que les trois adultes et quatre garçons âgés de 5 à 12 ans, dont l'enlèvement avait été revendiqué le 25 février par le groupe islamiste nigérian Boko Haram, «sont tous en bonne santé et ont rejoint Yaoundé». A son arrivée à l'ambassade de France à Yaoundé, le père de famille a assuré que ses «quatre enfants allaient bien».
 
>> La photo des parents et du frère Moulin-Fournier prise à Yaoundé ce matin par un journaliste
 
Un peu plus tard, dans une conférence de presse à Paris, le chef de l'Etat a indiqué avoir eu au téléphone le père de famille, Tanguy Moulin-Fournier, qui lui a dit «combien il était soulagé et heureux de ce dénouement». Il a précisé qu'aucune rançon avait été versée pour la libération des otages.
 

Laurent Fabius au Cameroun

François Hollande a ajouté que cet événement «nous rend encore plus déterminé pour libérer ceux qui sont toujours retenus». «Nous pensons toujours à eux», a-t-il précisé. Le chef de l'Etat a par ailleurs remercié les autorités camerounaises et nigérianes et précisé que Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères se rendait immédiatement sur place et que la famille serait rapatriée samedi matin. 
 
Ce dernier a déclaré que les otages français étaient «extrêmement heureux et en forme». Le ministre a précisé que les otages avaient été libérés dans la nuit de jeudi à vendredi «dans une zone entre le Nigeria et le Cameroun».
 

 

Pas de précision sur les circonstances de la libération

Aucune précision n'a été donnée sur les circonstances de la libération. Boko Haram réclamait, en échange de leur libération, celle de femmes et d'enfants membres de l'organisation détenus dans les prisons nigérianes.
 

«Ils sont tous sains et saufs», avait précédemment déclaré Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence camerounaise, ajoutant que les sept membres de la famille avaient été remis aux autorités camerounaises jeudi soir.

Joie des proches

Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez (où est employé le chef de famille Tanguy Moulin-Fournier) a déclaré à RTL ce vendredi matin: «C'est un moment de soulagement, de grand bonheur pour toute cette famille, tout le groupe et les collaborateurs qui avaient exprimé un profond mouvement d'émotion au moment de l'enlèvement et de solidarité qui ne s'est pas démenti pendant ces deux mois».

Romain Striffling, frère d'Albane Moulin-Fournier, a déclaré devant la presse ce vendredi matin que la famille «n'avait jamais perdu l'espérance (...) On a eu beaucoup de soutien, notamment sur les réseaux sociaux. Il a des milliers de messages et de dessins pour les enfants qui ont été envoyés. (...) Il y a eu des chaînes de prière dans le monde entier, de toutes les religions».

Libération des otages au Cameroun (Communiqué de presse de l'Elysée)


>> La réaction de la famille Moulin-Fournier, à Yaoundé