Boston: Obama va au chevet d'une population meurtrie

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En se rendant jeudi à Boston, trois jours après un attentat meurtrier, le président Barack Obama va s'efforcer de réconforter une population traumatisée, un rôle symbolique déjà endossé de nombreuses fois depuis son arrivée à la Maison Blanche.
En se rendant jeudi à Boston, trois jours après un attentat meurtrier, le président Barack Obama va s'efforcer de réconforter une population traumatisée, un rôle symbolique déjà endossé de nombreuses fois depuis son arrivée à la Maison Blanche. — Mandel Ngan AFP

En se rendant jeudi à Boston, trois jours après un attentat meurtrier, le président Barack Obama va s'efforcer de réconforter une population traumatisée, un rôle symbolique déjà endossé de nombreuses fois depuis son arrivée à la Maison Blanche. Barack Obama est attendu dans la matinée dans la capitale du Massachusetts, dans le nord-est des Etats-Unis, endeuillée lundi par un double attentat à la bombe qui a fait trois morts et plus de 170 blessés. Il s'exprimera lors d'une cérémonie religieuse oecuménique «consacrée à ceux qui ont été tués ou grièvement blessés», a indiqué la Maison Blanche.

Depuis le début de son premier mandat en janvier 2009, Barack Obama a effectué près d'une dizaine de déplacements sur les lieux d'une tragédie, se métamorphosant en «consolateur en chef», selon l'expression des médias américains. Le président s'était ainsi rendu le 16 décembre à Newtown au Connecticut, un Etat voisin du Massachusetts, deux jours après la fusillade qui avait fait 26 morts dont 20 enfants de CP dans une école. Dans un discours empreint d'émotion, il avait dit aux proches des victimes qu'il leur transmettait «l'amour et les prières» des Etats-Unis.

Symboles

Six mois plus tôt à Aurora, théâtre d'une précédente fusillade qui avait coûté la vie à 12 personnes dans un cinéma, Barack Obama avait tenu des propos similaires. «Tout le pays pense à vous», avait-il dit le 23 juillet dans cette banlieue de Denver, dans le Colorado. Visite aux blessés dans des hôpitaux, louanges aux secours et aux forces de l'ordre, mais aussi à l'héroïsme de citoyens ordinaires ayant joué un rôle positif dans des circonstances tragiques comme lors de la fusillade de Tucson (Arizona) en janvier 2011, les visites présidentielles après des drames sont riches en symboles.

Barack Obama s'est ainsi rendu aussi vite que possible en 2011 à Tuscaloosa en Alabama et à Joplin (Missouri) sur les lieux de tornades meurtrières, et sur la côte du Golfe du Mexique pendant la marée noire du printemps 2010. La même année, il avait salué en Virginie-Occidentale la mémoire de 29 mineurs tués dans un gisement de charbon, à la recherche du «rêve américain» selon lui. En pleine course à la Maison Blanche l'automne dernier, il avait suspendu sa campagne à une semaine de l'élection pour aller réconforter les sinistrés de la tempête géante Sandy dans la région de New York.

Barack Obama avait été échaudé par l'épisode de Noël 2009, quand il s'en était fallu de peu qu'un jeune Nigérian téléguidé par la branche yéménite d'Al-Qaida ne fasse détoner des explosifs qu'il portait sur lui, dans un avion à l'approche de Detroit (Michigan, nord) transportant près de 300 passagers. Alors en vacances dans son Etat natal d'Hawaii, Barack Obama avait mis trois jours à prendre la parole en public, une absence qui lui avait valu une volée de bois vert de ses adversaires politiques et une chute de sa cote dans l'opinion.