Grippe aviaire H7N9: Une fillette contaminée à Pékin quitte l'hôpital

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Une fillette de sept ans qui avait été contaminée par le virus de la grippe aviaire H7N9, devenant le premier cas officiellement enregistré à Pékin, a été autorisée à quitter mercredi l'hôpital où elle était soignée, a indiqué l'établissement.
Une fillette de sept ans qui avait été contaminée par le virus de la grippe aviaire H7N9, devenant le premier cas officiellement enregistré à Pékin, a été autorisée à quitter mercredi l'hôpital où elle était soignée, a indiqué l'établissement. — AFP

Une fillette de sept ans qui avait été contaminée par le virus de la grippe aviaire H7N9, devenant le premier cas officiellement enregistré à Pékin, a été autorisée à quitter ce mercredi l'hôpital où elle était soignée, a indiqué l'établissement. L'enfant, fille d'un couple de marchands de volailles, a vraisemblablement été en contact avec des oiseaux malades. Elle a été autorisée à rentrer chez elle mercredi, a précisé un porte-parole de l'hôpital Ditan de Pékin, qui n'a pas souhaité s'identifier.

Jeudi dernier, elle avait présenté un syndrome grippal, avec de la fièvre, une migraine et des maux de gorge, et ses parents l'avaient conduite à l'hôpital, où des analyses avaient montré qu'elle avait été contaminée par la grippe aviaire H7N9. Ce virus H7N9 a fait 16 morts en Chine, où au total 77 cas de contamination humaine ont été recensés, majoritairement à Shanghai (est) et dans les régions autour, où ont été détectés les premiers cas. Les parents de la fillette, qui avaient été placés en quarantaine, ont été autorisés également à regagner leur domicile, selon le Quotidien de Pékin. Leur fille ne présente plus les symptômes de la maladie, a précisé le journal.

Avant les cas récemment enregistrés en Chine, la souche H7N9 de la grippe aviaire ne s'était pas transmise à l'homme. Comme pour la souche H5N1, la plus commune, les scientifiques redoutent qu'une mutation virale ne permette des contaminations entre humains, ce qui pourrait déclencher une pandémie. Plusieurs régions et métropoles chinoises ont pris des mesures pour tenter de circonscrire le virus H7N9 et juguler la contagion entre oiseaux, notamment la fermeture des marchés aux volailles vivantes. Mais la détection difficile du virus chez les volatiles complique les opérations.

Une mission d'experts de l'OMS est attendue en Chine dans les prochains jours pour faire le point sur la grippe aviaire, a annoncé mardi un porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé.