Birmanie: Aung San Suu Kyi réaffirme la nécessité d'un Etat de droit

Avec Reuters

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La chef de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi, qui s'est jusqu'ici peu exprimée sur les émeutes confessionnelles qui secouent le pays, a déclaré mercredi qu'elle n'était «pas une magicienne» capable de mettre un terme aux violences ethniques. La dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie, qui s'est exprimée devant les étudiants de l'université de Tokyo dans le cadre d'un voyage au Japon, a rappelé la nécessité d'instaurer un Etat de droit en Birmanie et de créer un climat propice au dialogue.

«L'instauration d'un Etat de droit est primordial. Il ne s'agit pas uniquement du pouvoir judiciaire mais également de l'administration, du gouvernement, de nos forces de police et de l'entraînement qu'elles reçoivent», a-t-elle dit. Les tribunaux birmans ne peuvent pas être conformes aux normes démocratiques s'ils sont «totalement dominés par le pouvoir exécutif», a-t-elle ajouté.

«Ils attendent de moi que j'explique comment mettre un terme à ces violences communautaires mais je ne suis pas une magicienne. Si je l'étais, j'aurais dit 'disparaissez' et elles auraient disparues. Il faut du temps pour résoudre les différends», a déclaré Aung San Suu Kyi. «Nous devons instaurer un climat de sécurité dans lequel les gens qui ont des opinions différentes peuvent s'asseoir, échanger des idées et penser aux choses que nous avons en commun.»