La publicité pour la présidente islandaise et sa compagne en Chine suscite l'espoir de la communauté gay

Avec Reuters

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Les médias officiels ont consacré une large place à la visite à Pékin cette semaine de la présidente islandaise et de sa compagne, suscitant l'espoir dans la communauté gay d'une plus grande ouverture des autorités chinoises à l'homosexualité. 

L'homosexualité n'est pas interdite en Chine, mais demeure largement un tabou dans un pays marqué par des décennies de pudibonderie communiste, bien que la littérature classique chinoise regorge de références homosexuelles.

La télévision nationale a diffusé les images de la présidente islandaise Johanna Sigurdardottir remerciant le Premier ministre chinois Li Keqiang pour "l'accueil amical" réservé à sa femme, la dramaturge Jonina Leosdottir. «Quand je l'ai entendu remercier Li Keqiang (...) j'ai cru avoir mal entendu», a dit sur internet «K-ong-Y-ang», un militant des droits des minorités sexuelles.

«Cette visite constitue un dilemne pour la Chine. Tout le monde observe la manière dont les médias officiels couvrent la visite. Ils (les dirigeants chinois) doivent au moins admettre la réalité», commente de son côté Ah Qiang, porte-parole des homosexuels dans la ville de Guangzou, dans le sud du pays. Si plusieurs grandes villes chinoises accueillent une forte communauté homsexuelle, peu de gays affichent ouvertement leur préférence sexuelle et la police procède régulièrement à des opérations de harcèlement.

La pression sociale est telle que beaucoup d'homosexuels, hommes et femmes, se marient avec un conjoint ignorant leur véritable sexualité ou passent par des mariages bancs