Venezuela: Capriles condamne les manifestations violentes

Avec Reuters

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Le chef de l'opposition Henrique Capriles a pris ses distances avec les manifestations violentes qui se sont produites au Venezuela après l'élection contestée de son adversaire, Nicolas Maduro, à la présidence. Henrique Capriles a annulé une manifestation de ses partisans qui devait avoir lieu mercredi, et déclaré que toute violence était contraire à ses intérêts et à ceux de l'opposition. Il a ajouté que ses adversaires cherchaient à «infiltrer» le rassemblement, interdit par le gouvernement, pour déclencher des violences

«A tous mes partisans: il s'agit d'une querelle pacifique. Quiconque est impliqué dans la violence ne fait pas partie de ce projet, n'est pas avec moi. Cela me nuit», a-t-il dit aux journalistes. Nicolas Maduro, élu officiellement avec 50,8% des suffrages contre 49% à son rival, a ironisé sur le "rétropédalage" de son adversaire, à qui il a imputé les responsabilités des violences de lundi, qui ont fait sept morts selon le gouvernement.

«Quelle que soit leur rétractation, ils devront tôt ou tard faire face à la justice», a dit le président-élu, avant d'apostropher Henrique Capriles, dont la demande de recomptage des bulletins a été rejetée par le Conseil national électoral (CNE). «Vous êtes responsable (des violences). Ne vous faites pas passer pour un pacifiste», a déclaré Maduro, qui a appelé ses partisans à manifester pacifiquement toute la semaine.

Le CNE a proclamé lundi la victoire de Nicolas Maduro, un ancien syndicaliste âgé de 50 ans qui assurait l'intérim à la tête de l'Etat depuis la mort d'Hugo Chavez, décédé d'un cancer le 5 mars. Selon le conseil, Nicolas Maduro l'a emporté avec une avance de 265.000 voix. De sources proches de l'opposition, on assure qu'Henrique Capriles s'est au contraire imposé avec plus de 300.000 voix d'avance. L'équipe de campagne du candidat de l'opposition dit en outre détenir la preuve de 3.200 irrégularités.