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ETATS-UNIS

Attentat de Boston: Après la terreur, l'incertitude

Deux explosions ont fait au moins trois morts, lundi, à l'arrivée du marathon de Boston...

Qui a commis les attaques du marathon de Boston? Juste après l'explosion des deux bombes, qui ont fait au moins trois morts, dont un enfant de 8 ans, et 176 blessés, le président américain s'est montré d'une extrême prudence, allant jusqu'à ne pas prononcer le mot d'«attentat». «Nous ne savons toujours pas qui a fait cela ni pourquoi. Les gens ne devraient pas tirer de conclusions avant d'avoir tous les éléments», a déclaré Barack Obama lors d'une brève allocution. Mardi, il a fini par dire qu'il s'agissait d'un «acte terroriste» et concédé que les commanditaires restaient inconnus.

Pas de suspect

L'enquête est menée par le FBI. Pour l'heure, personne n'a revendiqué ces attaques, qui constituent les plus graves sur le sol américain depuis le renforcement de la sécurité dans les lieux publics après les attentats du 11 Septembre. Interrogé, un étudiant saoudien blessé dans les attaques a été mis hors de cause. Personne n'a été placé en détention, a précisé le FBI. Les enquêteurs ont mené une perquisition lundi soir dans un appartement de Revere, un quartier de la ville, mais aucune arrestation n'a eu lieu.

«Ces trente dernières années, les Etats-Unis ont été confrontés à trois sources principales de menaces terroristes: Al-Qaida et les groupes qui s'en réclament, l'extrême droite américaine, et les terroristes "catégoriels" comme les anti-avortement, les écologistes violents ou certains défenseurs d'animaux», note Jean-François Daguzan, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique. Pour l'heure, les enquêteurs s'orientent vers deux pistes: celle de l'extrême droite américaine et celle des islamistes.

 

Aucune autre bombe découverte

Aucun autre engin explosif n'a été découvert sur le tracé du marathon de Boston après le double attentat commis lundi, a déclaré mardi le gouverneur du Massachusetts, Deval Patrick. Le FBI a pour sa part déclaré qu'il n'y avait pas de «menaces supplémentaires connues» à Boston.