Venezuela: L'opposition appelle le pouvoir au dialogue après les violences

© 2013 AFP

— 

L'opposition a appelé mardi le pouvoir au dialogue au Venezuela, renonçant à un grand rassemblement mercredi à Caracas, après des manifestations qui ont fait sept morts et une soixantaine de blessés dans ce pays, plongé dans une crise politique depuis l'élection de Nicolas Maduro.
L'opposition a appelé mardi le pouvoir au dialogue au Venezuela, renonçant à un grand rassemblement mercredi à Caracas, après des manifestations qui ont fait sept morts et une soixantaine de blessés dans ce pays, plongé dans une crise politique depuis l'élection de Nicolas Maduro. — Geraldo Caso AFP

L'opposition a appelé mardi le pouvoir au dialogue au Venezuela, renonçant à un grand rassemblement mercredi à Caracas, après des manifestations qui ont fait sept morts et une soixantaine de blessés dans ce pays, plongé dans une crise politique depuis l'élection de Nicolas Maduro.

Le candidat de l'opposition Henrique Capriles, qui réclame un nouveau comptage des bulletins de vote, a accusé le gouvernement d'être «derrière ces épisodes de violence», tout en tendant la main à son adversaire.

«Nous sommes disponibles pour ouvrir un dialogue, afin que cette crise soit réglée dans les prochaines heures», a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse à son quartier général.

Par souci de «responsabilité», Henrique Capriles, gouverneur de l'Etat de Miranda (nord), a décidé de renoncer au rassemblement de mercredi, afin de ne pas faire «le jeu du gouvernement» qui veut qu'il y ait «plus de morts dans le pays».

Selon lui, la manifestation de l'opposition devant le Conseil national électoral (CNE) courait le risque d'être «infiltrée» par des agents gouvernementaux.

Maduro accuse les «fascistes»

Depuis lundi soir, les manifestations contre l'élection de Nicolas Maduro ont fait au moins sept morts, dont un fonctionnaire de police de l'Etat de Tachira (ouest), et 135 personnes ont été interpellées, ont annoncé les autorités.

«Ils ont été tués par des hordes fascistes», a réagi mardi Nicolas Maduro, reprochant à son adversaire d'orchestrer «un coup d'Etat», onze ans après celui qui avait brièvement écarté du pouvoir son défunt mentor, le dirigeant socialiste charismatique Hugo Chavez.

«S'ils veulent me renverser, qu'ils viennent me chercher. Je suis là avec un peuple et une armée», a clamé le président élu, annonçant une enquête à l'encontre d'un «petit groupe de militaires», soupçonnés d'avoir été contactés par l'opposition.

«Ceux qui attaquent le pays doivent aller en prison», a-t-il affirmé, lors d'un bain de foule assurant que «tous les foyers de violence seront neutralisés», lors d'un programme de plusieurs heures imposé sur toutes les chaînes par la télévision publique.