Syrie: Dans les quartiers rebelles d'Alep, la vie sans électricité

avec AFP

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"Le jour où je vois un lampadaire allumé, je cours me prendre en photo avec lui!", lance Cheikh Yazen: "On n'a pas vu ça depuis quatre mois à Ferdaous", un quartier d'Alep, la capitale économique syrienne privée d'électricité depuis plusieurs mois.
"Le jour où je vois un lampadaire allumé, je cours me prendre en photo avec lui!", lance Cheikh Yazen: "On n'a pas vu ça depuis quatre mois à Ferdaous", un quartier d'Alep, la capitale économique syrienne privée d'électricité depuis plusieurs mois. — Dimitar Dilkoff AFP

«Le jour où je vois un lampadaire allumé, je cours me prendre en photo avec lui!», lance Cheikh Yazen: «On n'a pas vu ça depuis quatre mois à Ferdaous», un quartier d'Alep, la capitale économique syrienne privée d'électricité depuis plusieurs mois.

Alep, ville industrielle et commerçante, est entrée en juillet 2012 dans la guerre. Quelques mois plus tard, l'électricité a été coupée dans la plupart des quartiers rebelles comme Ferdaous, mettant au chômage des centaines de milliers d'employés. L'eau courante, qui jusqu'ici arrivait partout, connaît également depuis peu des coupures de plusieurs jours.

Production électrique en chute libre

La production électrique en Syrie a baissé de près de moitié depuis le début du conflit en mars 2011 en raison du manque de carburant pour alimenter les centrales, dû à l'insécurité qui rend aléatoire le transport de gaz et de fioul, selon la presse officielle.

Dans la métropole dévastée par les combats, les plus pauvres ont appris à vivre sans courant, tandis que les plus aisés achètent à prix d'or des générateurs gourmands en essence dont le prix a flambé. Le ministre syrien de l'Electricité Imad Khamis a estimé en février que les pertes causées à l'économie par les coupures de courant en Syrie depuis le début du conflit s'élèvaient à 2,2 milliards de dollars.