Chine: Le H7N9 ne sème pas la panique

Vincent Colas

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Des volailles ont été vaccinées.
Des volailles ont été vaccinées. — CDIC / Reuters

«Il faut suivre la situation attentivement, mais il n'y a pas de quoi être alarmiste.» Sylvie van der Werf, la directrice du Centre national de référence des virus influenzae (grippe) à l'Institut Pasteur, ne dit pas autre chose que le représentant de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Chine, Michael O'Leary: «Pour le moment, nous n'avons que des cas isolés d'une maladie rare, et cela restera peut-être ainsi. Ce n'est pas le moment de surréagir ou de paniquer.»

L'OMS félicite Pékin

Le virus H7N9 ne semble pas se transmettre d'un humain à un autre. Pour l'instant, 24 personnes ont été contaminées par le virus H7N9, toutes dans l'est de la Chine. Sept sont décédées depuis février. L'OMS a félicité Pékin d'avoir pris des mesures drastiques pour enrayer l'épidémie, dont l'abattage de dizaines de milliers de volailles et le suivi étroit de centaines de personnes vivant à proximité des individus infectés. «La Chine fait preuve de sa capacité à surmonter ce problème avec célérité», assure Michael O'Leary.

Dans les aéroports, mis à part le contrôle des voyageurs par des caméras thermiques afin de savoir s'ils ont de la température, aucune restriction de circulation n'a été ordonnée. «Il s'agit de mesures standards, explique Sylvie van der Werf, pour éviter que le virus s'adapte.» Le représentant de l'OMS a d'ailleurs reconnu ne pas disposer d'assez d'informations sur le virus pour prévoir son évolution.