La Serbie rejette le plan sur le Kosovo, demande du temps

Avec Reuters

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Le gouvernement serbe a rejeté ce lundi le plan sur le Kosovo négocié sous médiation européenne et a réclamé davantage de temps pour régler la question de la partition de l'ancienne province serbe devenue indépendante, une décision qui risque de compromettre l'ouverture de négociations d'adhésion à l'UE.

A Bruxelles, Catherine Ashton, Haut Représentant de l'UE pour la politique extérieure, a regretté la décision de Belgrade tout en lançant un appel à un «dernier effort» pour parvenir à un règlement. L'UE avait fixé à mardi la date butoir pour trouver un compromis sur le nord du Kosovo, où vivent quelque 50.000 Serbes rejetant le pouvoir de Pristina.

Question sensible du Kosovo

La question bloque le rapprochement entre Belgrade et l'UE depuis que le Kosovo a proclamé son indépendance, en 2008, tandis que la Croatie, elle aussi issue de l'effondrement de l'ex-Yougoslavie, deviendra en juillet le 28e membre de l'UE et que la Slovénie y est entrée dès 2004. Belgrade a fini par proposer de reconnaître que le gouvernement de Pristina étende son autorité sur tout le territoire, mais demande une large autonomie pour la communauté serbe du Nord.

Le plan issu de la médiation européenne suscitait cependant beaucoup d'opposition en Serbie, où le Kosovo est considéré comme le berceau de la nation serbe et de la foi orthodoxe.