Décès de Margaret Thatcher: Les internautes se souviennent d'«une femme prodigieuse mais terrible»

Témoignages édités par Christine Laemmel

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SCHNEIDER JANA/SIPA

Margaret Thatcher, première (et seule) femme à la tête du gouvernement britannique, est morte ce lundi. Imposant avec intransigeance le libéralisme économique à son pays, elle remet financièrement, pour un temps, le Royaume-Uni sur les rails, mais l’assèche socialement. A l’image de son bilan, les internautes de 20 Minutes saluent le tempérament de la dame de fer quand d’autres fustigent ses résultats.

«La volonté, l'exigence, la rigueur»

A l’heure où beaucoup d’internautes réclament des actions fortes de la part de l’exécutif français, la poigne de Margaret Thatcher semble en séduire certains. «Elle savait prendre des décisions courageuses, estime TeaParty, j'en connais qui sont incapables d'en faire autant.»

Didier souligne sur notre page Facebook «sa volonté, son exigence et sa rigueur» quand un autre internaute félicite une «grande dame» qui a «réformé son pays avec énergie et constance». Comparée à Winston Churchill par certains, l’ancienne Première ministre a marqué les esprits par sa résistance. Face au «mondialisme», François retient qu’elle «n’a jamais vendu son pays.» Face aux mouvements sociaux aussi, Savanarole se souvient d’une «femme forte, capable de résister à tous les chantages pour le bien des valeurs britanniques».

«Elle a laissé mourir de faim plusieurs combattants de l' I.R.A»

Pour Isabelle, la pilule est un peu plus difficile à avaler. Si cette internaute admet l’honnêteté des convictions de Margaret Thatcher, elle tempère: «Je n'approuvais pas ses méthodes radicales», écrit-elle sur notre page Facebook. C’était une femme «prodigieuse» mais «terrible».

«Beaucoup oublient qu’elle a laissé mourir de faim (pour ne pas leur accorder le statut de prisonnier politique) plusieurs combattants de l' I.R.A», rappelle Nessuno dans les commentaires. Un épisode qui «écœure toujours autant» Patricia, plus de 20 ans après les faits, et la mort de Bobby Sands, premier d’une série de 10 grévistes de la faim.

Pas de larme non plus pour Scribidouille, Yannick ou Ugolin, qui fustige le «capitalisme libéral inhumain» prôné par l’ancienne Première ministre, le mal causé à la classe ouvrière et son manque de compassion pour le peuple.

 Ce que Jérôme retient de Miss Maggie? «Les répressions policières, l'ultralibéralisme, la privatisation des services publics, la dévotion totale à Ronald Reagan, la Guerre des Malouines, et... le punk.»