Congo-Brazzaville: Le président appelle la justice française à la non-ingérence

Avec Reuters

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Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou N'Guesso, a appelé ce lundi la justice française, qui enquête sur le dossier des biens présumés «mal acquis» par lui-même et sa famille, à ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures des autres pays. Denis Sassou N'Guesso, qui s'exprimait après un entretien avec François Hollande à l'Elysée, a souhaité que «la justice en France ne se sente pas le droit de traiter des questions qui intéressent les problèmes intérieurs des autres pays».

Une enquête est ouverte en France sur l'origine des biens possédés par les dirigeants de Guinée équatoriale, du Gabon et du Congo-Brazzaville dans l'Hexagone, une procédure à l'origine de nombreuses frictions diplomatiques avec ces pays. «Ce que nous voulons rappeler simplement, c'est le principe auquel nous avons tous souscrit au plan international, c'est la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays», a dit le président du Congo-Brazzaville à la presse.

Après son élection en mai 2012, François Hollande a promis que la justice française pourrait poursuivre son enquête de manière indépendante. Les services de la présidence française n'ont pas fait référence à l'enquête en cours sur les «biens mal acquis».
«Il a été convenu de poursuivre le développement des relations économiques entre la France et le Congo, dans un cadre de transparence renforcé», dit l'Elysée dans un communiqué.